Quinze personnes vont vivre isolées du monde extérieur, au coeur de la grotte de Lombrives en Ariège pendant 40 jours.

Ils sont quinze équipiers, femmes et hommes venus de tous horizons, exerçant différentes professions. Tous s’apprêtent à faire leur entrée et passer leur première nuit sous la roche, au cœur de la grotte de Lombrives, la plus vaste d’Europe. Durant quarante jours, ils vont devoir s’adapter à ce nouveau monde qui s’ouvre à eux, résister au froid, à l’humidité et, avant tout, à l’absence de repères temporels. Car dans la grotte pas de montres, de téléphones ni de lumière de jour. L’expérience est unique. C’est une première mondiale. 

« Nous avons installé trois espaces de vie à l’intérieur de la grotte, raconte Jérémy Roumian, responsable logistique de cette mission. Un camp de vie, où ils vont manger, travailler, vivre au quotidien. Un espace de sommeil et un espace dédié à la science. C’est plus de quatre tonnes de matériels qui ont été acheminées à l’intérieur de la grotte. »

 

Les 15 participants.

Les 15 participants.

 

L’objectif est simple : étudier les façons dont le corps, l’esprit s’adaptent à ces changements brutaux. À quelques heures du départ, Christian Clot, responsable de l’expédition se dit « très impatient, et à la fois très anxieux ». « Ça n’a jamais été fait, on va entrer, fermer les portes et on sera tout seul là-dedans. À l’intérieur, nous devrons tout faire : produire de l’électricité, aller chercher de l’eau, la purifier, sortir les déchets. Et puis faire des études scientifiques, travailler sur le milieu… »


Parmi les quinze participants venus de tout le pays, il y a Emilie Kim-Foo, 29 ans, infirmière à Toulouse. « Je suis heureuse de faire partie de cette aventure, c’est une occasion qui ne se présente qu’une fois dans une vie, explique-t-elle. Moi, je rêve d’aventure, en plus là il y a le coté scientifique avec, c’est tout ce dont je souhaite. »

 

Emilie, 29 ans, participe à l'expédition.

Emilie, 29 ans, participe à l'expédition.

Un espace de vie a été aménagé.

Un espace de vie a été aménagé.

 

« Ce projet est une opportunité magnifique, nous avons parlé de l’Ariège pendant quelques jours, un peu de notre village aussi », souligne Bernard Dunglas, maire d’Ussat où se situe la grotte.

Désormais isolés, les participants ne reverront la lumière du jour que le 24 avril prochain.

Sur la photo : Christian Clot, organisateur de la mission.

Thomas Naudi.