Un bébé aura porté environ 7000 couches au cours de sa vie.

 

Aujourd’hui, une association attaque l’Etat dans l’affaires des substances toxiques dans les couches pour enfants.

 

Un rapport alarmant en début d'année

Fin janvier, un rapport de l’ANSES (l'agence nationale de sécurité sanitaire) révélait que les couches jetables pouvaient contenir des toxiques : des substances chimiques cancérigènes et mutagènes, des pesticides et des perturbateurs endocriniens.

L'Association pour la santé des enfants, dont Ségolène Noviant est vice-présidente, a voulu savoir quelles marques avaient été testées. Depuis, "rien n'a été fait" déplore-t-elle.

 

Une pétition est alors lancée (change.org/couchestoxiques) pour soutenir l'action de l'association et recueille à ce jour plus de 50.000 signatures.

 

Un recours pour exiger le nom des marques suspectes

Face au refus de l’Etat de communiquer le nom des marques : l'association vient de déposer, ce mardi, un recours en référé devant le Conseil d’Etat.

Ségolène Noviant a tout de même été convoquée par les cabinets des trois ministères concernés par ce scandale présumé "ils en savent beaucoup et n'ont pas voulu donner le nom des marques [...] je me suis insurgé [...] c'est aberrant !"

 

Comment en est-elle venue au constat de dangerosité présumée ?


Le rapport de l’ANSES indique "A ce jour, (...) il n’est pas possible d’exclure un risque sanitaire lié au port des couches à usage unique. "

 

La Toulousaine Ségolène Noviant nous raconte ce qui lui a mis la puce à l’oreille, quand son enfant a été pris de diarrhées "il avait les chairs à vif et j'ai dû combiner trois à quatre crèmes pour que la plaie se referme, c'a mis plusieurs mois  ! Aucun produit, fussent-ils naturels, ne fonctionnaient." 

 

Certaines des substances retrouvées sont interdites en Europe depuis plusieurs dizaines d'années, en raison de leur risque pour la santé.