Un individu fiché S a été jugé à Toulouse ce jeudi pour apologie du terrorisme en récidive et menaces. Des faits commis du 9 au 13 mai 2019.

Ce Tchétchène était jusque-là maintenu au centre de rétention administrative de Cornebarrieu, en attente d’expulsion.

Il aurait déclaré "ne me mettez pas [au CRA] avec les Arabes : je vais tous les tuer", ajoutant qu’il regrettait "que Daesh ne soit pas en France."

Relaxé hier pour la première diatribe, faute de preuve, il a en revanche été condamné pour la seconde. Le prévenu niait en bloc.

 

Casse-tête pour les autorités françaises

Mansour G. est né à Grozny en 1985. Sorti de détention dernièrement, il était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français. Mais torturé par les Russes dans son pays d’origine pendant la guerre, il ne peut être expulsé là-bas. Par ailleurs en France, il a perdu son statut de réfugié politique, suite à sa première condamnation pour apologie du terrorisme.

A Cornebarrieu, il était à l’isolement. Son profil d'islamiste radicalisé est un véritable casse-tête pour les autorités françaises qui "ne savent visiblement pas quoi en faire" selon des associatifs qui travaillent en lien avec le CRA de Cornebarrieu.

 

Un prévenu au profil inquiétant

Toujours selon un observateur associatif, Mansour est "plus fou que fou de Dieu." Mais il est dangereux et a déjà fait l'objet d'une hospitalisation en psychiatrie.

Hier, il a été condamné à 6 mois de prison ferme. Il dort en prison, pour le moment… 

Me Caroline Barbot-Lafitte assurait la défense du prévenu qui pourrait faire appel du jugement.