Un différend entre le garagiste et son client serait à l'origine de la violente altercation.

Une violente altercation a éclaté samedi devant un garage automobile rue de la Ferronnerie à Mazamet. En plein jour. Il était environ 13 heures, le garagiste n'aurait pas supporté qu'un de ses clients laisse un véhicule stationné durant plusieurs semaines devant son garage. Exaspéré, le garagiste a alors décidé de déplacer la voiture un peu plus loin, avant de l’immobiliser.

C’est à ce moment-là que la situation a dégénéré. Samedi 29 mai, le propriétaire a voulu récupérer son véhicule, le différend a alors pris une tout autre tournure. Entre les deux hommes, une bagarre a éclaté. Un troisième est arrivé pour aider le propriétaire du véhicule. Le garagiste a alors sorti un revolver avant de tirer dix coups de feu en direction des deux victimes qui prenaient la fuite. Des impacts de balles ont été constatés sur le corps de l’une d’entre elles, mais elle s’en sort avec des blessures superficielles.

 

« Vous avez à juger une affaire que l’on rencontre rarement »

 

Dans la salle d’audience, 48 h après la scène de violence, une question était sur toutes les lèvres : qu’est-il advenu de l’arme à feu ? Au terme d’une heure et demie d’audience, la question est restée en suspens et le prévenu a refusé de dire un mot à ce sujet. Seul indice, les déclarations de son avocate qui, lors de sa plaidoirie, a expliqué que son client avait  "pris soin de la détruire".

C’est bien cette part d’inconnu dans le dossier qui a inquiété le vice-procureur Freddy Marta. "Vous avez à juger une affaire que l’on rencontre rarement, une arme à feu est dans la nature", a-t-il indiqué.
L’homme a été reconnu coupable. Condamné à un an de prison ferme, il devra effectuer sa peine en portant un bracelet électronique.

 

TN.