Affaire sensible : une Atsem et une enseignante se sont-elles rendues coupables d’agressions sexuelles sur des enfants ?

 

Une enseignante et une Atsem d’une école Montessori de Grenade-sur-Garonne se sont elles rendues coupable d’atteintes sexuelles sur des enfants âgés de 3 à 6 ans ? L’enquête préliminaire débutée en février a été ouverte par le parquet des mineurs de Toulouse et confiée aux gendarmes de la brigade de Grenade-sur-Garonne assistés de la brigade de recherches de la compagnie de Toulouse Mirail. La Dépêche du Midi s’en faisait l’écho lundi soir.

 

Les mises en cause hors de l'établissement le temps de l'enquête  

Selon une source judiciaire, trois plaintes ont bien été déposées en février dernier. Il s’agit de trois familles dont les enfants auraient révélé des agressions sexuelles commises par - selon les petites victimes - deux femmes : une ancienne femme de manège devenue ATSEM et une éducatrice. Y a-t-il eu agressions sexuelles, caresses, voire viols ? C’est ce que les enquêteurs tentent de déterminer dans cette affaire très sensible. Les mises en cause n’ont aucun antécédent judiciaire et travaillaient dans la structure depuis un certain nombre d’années. L’ATSEM a été mise à pied et l’enseignante est en arrêt maladie. 

 

Plusieurs des témoins entendus, la prudence est de mise

Selon nos informations à ce stade, des parents, les personnels et la directrice ont été ou vont être entendus ainsi qu’un certain nombre de témoins. Les enfants victimes sont également entendus par un pédopsychiatre, et la quinzaine d’enfants en contact avec les deux mises en cause seront tour à tour entendus par ce même professionnel de la petite enfance. A date aucune agression sexuelle n’a été objectivée mais la parole de l’enfant n’est pas non plus mise en doute, bien au contraire. Les écoles Montessori sont des structures privées à la pédagogie tournée vers les besoins et la parole de l’enfant. Les élèves sont en général issus de familles relativement aisées.

 

Le recteur promet de "suivre d'avantage" cette école 

Interrogé au micro de 100% en marge d'une visite dans un collège de Rieumes, le recteur d'académie Mostafa Fourar rappelait que "cette école hors contrat" est "suivie par l'académie" et "le sera d'avantage compte tenu de ces éléments" ; il ajoutait "des sanctions tomberont si la justice confirme ses accusations". Des mesures pouvant aller jusqu'à la fermeture pure et simple. 

Pour le moment, aucun des rapports rédigés par les pédopsychiatres "ne sont catégoriques" pour ce qui est de la réalité des agressions alléguées nous précise une source judiciaire. La prudence est bien de mise dans cette affaire.  

 

 

Le recteur de l'académie de Toulouse, Mostafa Fourar.