L'attribution des subventions aux clubs de foot de Toulouse fait polémique.

 

Le bras de fer entre le maire de Toulouse et plusieurs clubs de football, alors que des subventions posent question…

Au début du mois de février, cinq clubs de football de la Ville rose ont étrillé - dans un tract édité par le Rodéo FC - la politique des subventions aux associations sportives menée par la mairie. Selon ce document, Jean-Luc Moudenc ferait preuve de "clientélisme".

 

Des subventions inégales entre les clubs

Sur quels critères est basée l’attribution des subventions ? Plus que jamais, cette question taraude les dirigeants du Rodéo FC, de l’UJS, du JET, du Bagatelle FC et du FC Compans. En effet, avec un nombre de licenciés deux fois supérieur, ces cinq clubs réunis percevraient moins d’aides de la mairie que le Toulouse Métropole FC, un autre club de la ville. La petite ritournelle a été reprise en chœur par les candidats aux municipales, Pierre Cohen et Nadia Pellefigue. Le premier réclamant des "critères objectifs pour les subventions de clubs sportifs", la seconde pointant "l'absence de vision et le clientélisme" de JLM.  

Président du Rodéo FC, basé dans le quartier de la Roseraie, Aziz Kourak s'indigne : “A nous cinq, on reçoit 159 600 euros pour 1627 licenciés. Toulouse Métropole, eux, c’est 165 000 euros pour un peu plus de 850 licenciés”.

 

Une discrimination des quartiers populaires ?

Fondateur du club en 1997, Aziz Kourak se dit profondément peiné par cette situation. Selon lui, ce manque de considération est le fruit d’une véritable "discrimination envers les quartiers populaires"  : “nous sommes issus des quartiers, et je pense que la municipalité a un gros problème avec le faciès” lâche-t-il.

 

J-L Moudenc se fâche mais promet de revoir les critères

Mis en cause, Jean-Luc Moudenc dément fermement ces accusations : "le président du Rodéo ment ! Ses chiffres sont mensongers" contre-attaque le maire de Toulouse ; "on l'a toujours accompagné mais il veut toujours plus" renchérit JLM qui se dit surpris que "malgré le manque de subventions Aziz Kourak parvient à financer des tracts en quadrichromie".

"Je remarque que la polémique arrive à quelques semaines du scrutin, c'est cousu de fil blanc" déclare l'édile qui prévoit toutefois d’actualiser les critères d’attribution des subventions : “L’idée est que, d’ici la fin de l’année, nous ayons défini une méthode pour que de nouveaux critères, plus actualisés, soient mis en oeuvre”.

 

Emmanuel Clévenot avec BV.

Le maire de Toulouse en visite dans le quartier du Mirail.

Le maire de Toulouse en visite dans le quartier du Mirail.