La faillite guette un chef d'entreprises de renom dans la Ville rose.

 

Le Toulousain Olivier Marinx est pris à la gorge. Le fondateur d'Altissimo précurseur des salles d'escalade, dont la première a vu le jour à Montaudran en 1995, est au bord de la faillite.

 

Un projet gigantesque condamné à disparaître ?

Son entreprise possède 11 salles d'escalade en France (Perpignan, Albi, Marseille, Montpellier...) et pesait en temps normal 4 millions d'euros de chiffre d'affaires. Pourtant, le confinement et les dernières restrictions sanitaires mises en oeuvre en Haute-Garonne pourraient avoir raison de sa réussite.

Après avoir investi 1,1 million d'euros, il devait ouvrir ce samedi avenue de Larrieu au sud de Toulouse, la plus grande salle d'escalade de France avec 2400 m² de murs à grimper. Mais les dernières mesures décrétées par l'Etat l'en empêche "nous allons mourir sans même avoir été consulté : c'est totalement injuste". L'entrepreneur n'a pas été convié à la réunion des professionnels impactés par les restrictions Covid, ce mardi, en préfecture. Exsangue, il tente désespérément de joindre les services préfectoraux pour expliquer sa situation ; "on espère faire bouger les lignes" car explique-t-il "la survie de ma société est clairement en jeu".

 

 

Une salle de 24 000 mètres cubes pour 200 personnes et une interdiction d'ouvrir...

S'il n'ouvre pas samedi, "c'est la faillite assurée" estime celui qui a déjà vu s'envoler 30% de son chiffre d'affaires pendant le confinement. Car les charges fixes plombent la société d'Olivier Marinx "les charges locatives sont plus importantes que les charges salariales dans mon secteur". Sa situation est des plus critiques : il fait déjà l'objet de quatre procédures judiciaires en raison de bailleurs réclamant les arriérés de loyers du confinement. Il a déjà annulé l'inauguration de samedi mais entend maintenir l'ouverture "sans pratiquant s'il le faut".

Le quinquagénaire veut ouvrir à tout prix. Et son argument porte car pour accueillir 200 personnes simultanément, sa salle accuse un volume de 24 000 m3 "soit 24 piscines olympiques" et 2000 m² au sol "c'est largement au dessus de la jauge des 4 ou 5 m² demandés". Il espère rapidement une réponse positive de la préfecture de Haute-Garonne.

Paradoxe à la française, les nouvelles restrictions permettent à l'un de ses concurrents de rester ouvert, car il possède près des murs d'escalade... un restaurant.