Sylvie Roubach est nez et parfumeuse et dans son cabinet toulousain elle rééduque les victimes du Covid en perte de gout et d'odorat pour leur permettre de retrouver une vie sociale saine et épanouie.

 

Perte de gout, perte d’odorat partielle ou totale, infection des récepteurs olfactifs et Covid semblent désormais indissociables pour beaucoup. Si l’anosmie est un véritable handicap, celle-ci n’est pas pour autant sans solution. Petit point sur la méthode de rééducation olfactive : l’OSTMR. Dans le cabinet de Sylvie Roubach, rue de la pomme à Toulouse, on peut assister à des ateliers de composition de parfum sur mesure depuis 2017. Seulement, la praticienne, également titulaire d’une formation en neurosciences à l’Ecole Supérieure du Parfum de Paris, à récemment connu un renouveau de sa clientèle. En effet, si le Covid a eu des conséquences non négligeables à plusieurs plans, l’une d’entre elle, et non des moindres, est la perte d’odorat, directement relié au gout.

Sylvie, jusqu’alors spécialisée dans la rééducation émotionnelle et la gestion de la douleur en cancérologie a vu ses consultations pour OSTMR drastiquement augmenté. L’OSTMR, comprenez Olfactory Stimulation Therapy and Memory Reconstruction est une méthode mise au point par Dr Olga Alexandre, neuropsychologue et biochimiste. Cette méthode consiste à relier les odeurs à la mémoire afin d’encrer plus profondément celles-ci. Très peu connue avant l’épidémie de Covid, le cabinet de la parfumeuse de formation ne désempli pas. Elle confie souvent prendre en charge des personnes en détresse psychologique du a leur état ou encore des gens ayant essayé l’auto-rééducation à base d’huiles essentielles. Problème, l’auto-rééducation peut conduire à des dommages irréversibles comme l’inflammation des récepteurs nasaux qui peuvent altérer à tout jamais la réception des odeurs. Ces incidents interviennent régulièrement après avoir senti des huiles essentielles non diluées directement à la sortie du flacon.

« Ce n’est pas parce que les huiles essentielles sont réputées dans la médecine douce qu’il faut s’en servir sans précautions » Sylvie Roubach

Ainsi, une douzaine de séances sont nécessaires pour un rétablissement des sens. La première séance dure entre 1h30 et 2 heureset se compose d’un test de qualité de vie et d’un test olfactif permettant de définir le niveau de perte de l’odorat. Ensuite, à raison d’une séance par semaine, la rééducation se fait à l’aide d’odeurs, d’images, de couleurs et des échantillons sont donnés au patient pour qu’il puisse pratiquer la rééducation en autonomie dans l’attente d’une prochaine consultation.

Informations surpplémentaires et tarifs ici 

 

Maeva Leray


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