La maison de la peinture sera-telle rayée d'un simple coup de pinceau ?  

Le siège social de la Maison de la peinture, entreprise familiale toulousaine de 45 salariés et vieille de presque 50 ans, est menacée par la 3e ligne de métro. Projet évoqué ce mercredi 5 juin lors du dernier comité syndical de Tisséo. 

 

Une future station positionnée sur l'emplacement de la société 

En mai 2017, Sonia Paulhe, la co-directrice, apprend que dans le projet de 3e ligne de métro, la future station Boulevard de Suisse est positionnée pile à l'endroit où se trouve son entreprise.

Son sang ne fait qu'un tour, elle entame des négociations "avec la Smat, puis Tisséo Ingienérie et Toulouse Métropole" pour qu'on puisse continuer l'activité "soit sur place soit sur un endroit provisoire."

 

Négociation : la Maison de la Peinture en aura vu de toutes les couleurs 

De 2017 à fin 2018 une solution "une relocalisation" semblait se profiler, sur une zone d'activité à 500 mètres à vol d'oiseau de La Maison de la Peinture. Mais en début d'année : patatra ! La cheffe d'entreprise apprend que la solution de repli tombe à l'eau sans autre forme d'explication. 

"On est sans solution alors que l'enquête publique est publiée ce jeudi matin. Nous demandons aux services concernés de revoir l'emplacement de cette sortie de métro [...] ou trouver une solution qui convienne à notre activité."

 

 

La menace de fermeture plane sur 90 salariés

Les derniers rendez-vous avec Tisséo Ingiénerie n'auraient apporté aucune solution concrète. "Si aucune solution n'est trouvée, on va être obligé de fermer " s'indigne Sonia Paulhe. 

Si l'impensable se produit cela pourrait signifier 45 personnes au chômage à Toulouse et 5 autres structures en Occitanie qui ne pourraient plus fonctionner, soit 90 familles. L'entreprise réalise un chiffre d'affaires de presque 20 millions d'euros par an. 

 

Tisséo Ingénierie se veut rassurant

 

Francis Grass Président de Tisséo Ingénierie somme le bureau d'étude en charge du tracé de faire "des propositions avant l'été". Il affirme avoir "pris en main le dossier personnellement." Car, estime-t-il, "seules les études détaillées - qui viennent à peine de commencer - permettront de trouver des solutions. "

Il relève toutefois que la famille propriétaire de l'entreprise "reste intéressée par une solution délocalisée [...] et il y a des possibilités autour" tempère Francis Grass, affirmant comprendre "leur inquiétude."