Le procureur a requis leur placement en détention.

 

Le parquet a indiqué, ce lundi soir, avoir ouvert une information judiciaire, alors que deux policiers de l'ouest de Toulouse font l'objet d'une enquête pour des faits de corruption présumée. Le procureur de la République, Dominique Alzéari, a requis le placement en détention provisoire pour les deux mis en cause.

 

Y avait-il deux "ripoux" à Toulouse ?

Les deux agents ont été placés en garde à vue a révélé ce lundi le quotidien régional La Dépêche du Midi. Ces fonctionnaires auraient proposé à un transporteur de leur verser de l’argent pour lui éviter une suspension de permis de conduire. L'affaire porterait sur plusieurs centaines d'euros en liquide.

Selon nos informations, la police des polices creuse dans le passé récent des deux suspects, leurs comptes bancaires sont notamment épluchés par les "boeuf-carottes" de l'IGPN qui cherchent d'éventuelles rentrées d'argent suspectes. L’inspection générale de la police nationale veulent savoir si les deux fonctionnaires demandaient systématiquement à travailler en binôme, ensemble. Et si oui pourquoi. L'information judiciaire ouverte par le parquet va permettre de savoir si les faits sont avérés. Et si les 2 policiers étaient coutumiers du fait.

 

Les syndicats policiers craignent la stigmatisation 

Didier Martinez dit halte à la stigmatisation, tout en refusant de commenter le fond de l'enquête. Pour le responsable régional du syndicat SGP Police, cette affaire intervient "dans un contexte déjà très compliqué" pour les forces de l'ordre "au terme de plusieurs mois de travail intensif et d'hostilité". Les détracteurs de police ne manqueront pas "de s'alimenter de ce fait d'actualité" regrette-t-il, faisant fie "des opérations de sauvetage, de l'assistance au public et des grosses saisies de drogue…" Didier Martinez rappelle que ce genre d’affaire "jetant l'opprobre sur la profession" est "rarissime dans la police".