Plusieurs immeubles de la cité El Vivès sont gangrénés par le trafic de drogues. Le maire Louis Aliot était sur place ce matin avec les policiers municipaux.

 

"Invivable", voilà le principal adjectif que nous donnent les habitants pour nous raconter l'ambiance qui règne au sein de la résidence El Vivès à Perpignan. "Cela fait plusieurs mois que cela dure", "je ne peux plus rentrer chez moi tranquille", nous dit cette habitante qui préfère rester anonyme, comme beaucoup ce mercredi, par peur de représailles. "Je suis nouveau ici et je n'avais jamais vu ça", témoigne un autre perpignanais qui évoque des "règlements de compte" réguliers entre trafiquants. Aujourd'hui, ils sont plusieurs à s'être satisfaits de l'action de la mairie.

Des dealers qui prennent le contrôle...

En effet, une opération anti trafic de drogues a eu lieu ce mardi 29 juin dans la cité perpignanaise, à l’initiative du maire Louis Aliot, qui fait de cette lutte l’une de ses priorités. Accompagnée d’ouvriers, la police municipale était sur place pour bétonner l’entrée d’un point de deal dans un immeuble de la résidence. "Un coffee shop à ciel ouvert qui ne vend pas du coffee mais de la drogue", nous précise Louis Aliot. Ici, les dealers font loi, et mènent la vie dure aux habitants.  "Et cela dure depuis deux ans et demi sans que personne n'y mette bon ordre. Sauf que petit à petit, les dealers ont pris le contrôle des communs, et pourrissent la vie des habitants", ajoute le maire. 

... mais qui seront "chassés" désormais

Les opérations conjointes de la police nationale et municipale avait permis fin mai dernier de mettre fin au même type de problème du côté de la cité des Oiseaux à Perpignan. Les habitants avaient alerté les forces de l'ordre et la mairie, comme c'est le cas désormais pour la résidence El Vivès. "On a donc décidé avec le syndic d'intervenir et de mettre dehors les dealers. Il faut qu'ils sachent que sur le territoire de Perpignan, ils seront surveillés et chassés, à chaque fois qu'on le pourra", prévient Louis Aliot. Aujourd'hui, l'opération bétonnage doit être renforcé par un "harcèlement permanent" des trafiquants. Cela passe par plus de présence de la police municipale sur le terrain, mais aussi de la nationale.

C'est là qu'un autre problème se pose pour Louis Aliot. "La police nationale ne vient pas au soutien comme on l'espèrerait." C'est bien "malgré elle", qu'elle manque d’effectifs selon le maire. Il en appelle donc aujourd'hui à l'action du gouvernement, et espère que la "justice, elle, fera son travail avec des peines exemplaires à l'encontre de ces dealers". 

 

Louis Aliot, maire de Perpignan
Louis Aliot

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