Le syndicat Ufap Unsa dit non à la création d’un « Samu pénitentiaire »

 

La grogne des surveillants pénitentiaires de la prison de Perpignan. Dimanche 25 avril 2021, "la sécurité de notre établissement et des personnels a encore une fois été mise à mal" indique le syndicat Ufap Unsa. En cause : les extractions de détenus vers les hôpitaux. Trois ont été ordonnées dimanche, et le centre de détention a été privé d'un agent par étage "au lieu de 3" ; et un seul agent était en surveillance au 1er étage de la maison d'arrêt homme. Le secteur sensible a lui "été amputé d’un surveillant
afin de pallier ces extractions".

 

Pour l'Ufap Unsa il est urgent de "limiter les extractions de sa population pénale aux cas les plus urgents". Le syndicat dit s'interroger "sur l'utilité, sur notre structure, de la présence d'un centre de radiologie, quand dans un même temps, on mobilise des agents pour extraire les détenus à l'hôpital pour ce genre d'examen". Dimanche trois des détenus "ont réintégré le CP Perpignan en fin de soirée" et "dans la nuit", "fragilisant la sécurité du service de nuit."

 

Une situation qui génère visiblement de l'incompréhension chez les personnels, lesquels lundi ont "interpellé l'officier de permanence et organisé un retard de prise de service" pour faire part de leur mécontentement. L'UFAP UNSA Justice rappelle "que la création d'un SAMU Pénitentiaire n'est pas d'actualité". "Au regard du nombre d'extractions et d'hospitalisations qui vont se multiplier avec le nouvel établissement à Rivesaltes" le secrétaire local du syndicat, Pierre Grousset, demande "les créations d'une Unité hospitalière sécurisée interrégionale et une unité hospitalière spécialement aménagée" sur les Pyrénées-Orientales.