Un comité de soutien de 200 personnes est venu manifester ce vendredi devant la gendarmerie de Saint-Girons.

Un rassemblement pour contester le placement en garde à vue de chasseurs, dans l'enquête ouverte après qu'une ourse ait été abattue en novembre. L'animal accompagné de ses petits avait attaqué un chasseur qui participait à une battue. Applaudis par les manifestants à leur arrivée, deux hommes ont été entendus par les gendarmes ce vendredi, six autres gardes à vue auraient été prononcées mercredi et jeudi. Le parquet de Foix s'est refusé à tout commentaire dans cette affaire traitée par un juge d'instruction. Une information judiciaire contre X avait été ouverte fin novembre pour destruction d'une espèce protégée, "la battue avait lieu dans une réserve soumise à des restrictions du droit de chasse" avait indiqué la substitut du procureur de Foix. 

Plaidant la légitime défense, Jean-Luc Fermandez président de la Fédération de chasse de l’Ariège s'insurgeait "on n'a pas le droit de condamner les gens avant qu'ils soient jugés. Dans la réserve, on a le droit de chasser ! Si je parle comme ça c'est que j'ai des éléments. Est ce que c'est un criminel d'avoir sauver sa vie ? Moi je vous invite à voir ce que vous ferez avec un ours à moins de 3 mètres et un pétard dans les doigts ! " et "faire venir des gendarmes de Bordeaux, soumettre quelqu'un à la question de 8h à 22h ce n'est pas digne d'une République comme la nôtre" s'indignait-il. La présidente du conseil départemental de l'Ariège, Christine Téqui, était présente en soutien aux chasseurs dénonçant la "responsabilité de l'Etat" dans cette affaire.

 

Jacques Dejean

Photo © Christophe Lachaise

 


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