Aux cris de « Justice en colère, non à la justice au rabais », une centaine de personnels du tribunal judiciaire et de la cour d'appel étaient mobilisés, ce mardi à la mi-journée, à Toulouse.

Juges, greffiers, parquetiers et avocats s’étaient réunis sur les marches du palais, un an après l’appel des 3000. Il entendait à l’époque alerter la Chancellerie sur le manque de moyens de la justice en France. Pour Christine Khaznadar déléguée régionale de l’Union syndicale des magistrats, « la situation est toujours la même, les personnels sont de plus en plus en souffrance, et les mesures prises (revalorisation des magistrats) ne règlent pas les problèmes ».

En gros impossible de répondre dans les temps aux justiciables et le rythme de travail devient infernal ; « on ne compte pas nos heures, on quitte régulièrement le travail après 22 heures, et quand on a des familles on prend du travail à faire le soir, voire même en vacances, il n’y a plus de vie perso, plus de frontières » expliquait Solène Tors, juge des enfants « on ne peut pas ne pas prendre de décision quand il y a des enfants en danger ou des mineurs détenus, depuis plus d’un an on demande des renforts à notre hiérarchie ». « Il a été annoncé une augmentation des rémunérations des magistrats » qui « a surtout suscité la frustration des personnels de greffe qui n'ont pas été revalorisés » (personnels de justice qui audiencent et enregistrent les décisions) indiquait Marie Leclerc déléguée régionale du syndicat de la magistrature pour qui « la souffrance au travail est arrivée il y a une vingtaine d’années avec les gestionnaires, un peu après l'hôpital public mais on vit désormais la même situation ».

L’ordre des avocats n’était pas en reste et se portait au soutien des personnels du tribunal judiciaire et de la cour d’appel ce mardi ; « ils vivent une situation tellement dégradée que certains sont en burn-out ou changent de voie […] dès lors que vous n’avez pas d’ordinateurs à disposition, d’imprimantes, la justice est alors rendue avec les moyens du bord » euphémisait-il. « La justice est le dernier rempart de la démocratie » concluait Marie Leclerc « alors si le travail est appelé à être cassé comme dans tous les autres services publics : on va droit dans le mur ».    

 


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