Qui est Jérémie ? Cet homme originaire du Comminges soupçonné du meurtre de Monique Garabito à Estagel, près de Perpignan, aurait un profil très difficile à cerner.

Pourquoi aurait-il fait le trajet de Saint-Gaudens en Haute-Garonne pour s’en prendre à cette paisible cantinière à la retraite. Le 8 ou le 9 novembre, selon les premiers résultats de l'autopsie, ce personnage erratique et sa compagne du moment auraient tué la retraitée à son domicile notamment à coups de couteau, a précisé le procureur de la République de Perpignan. Avant leur arrestation à Pointis-de-Rivière, environ une semaine après les faits (ils ont été arrêtés par les policiers de Saint-Gaudens dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 novembre), ils se seraient terrés dans les Pyrénées (dans le secteur d'Aulus-les-Bains en Ariège probablement, puis vers Miramont-de -Comminges). Munis de matériel de camping, leur but était vraisemblablement d'échapper aux autorités.

 

Des protagonistes assez marginaux

Les gendarmes de la Section de recherches de Montpellier, mutiques, tenteraient actuellement de comprendre s’il existe ou non un mobile. Jérémie et Alexandra, âgés respectivement de 25 et 33 ans sont en détention provisoire, et peu d’éléments fuitent à ce stade de l’enquête. Le juge d’instruction, qui souhaite travailler dans la sérénité, n'entend rien révéler pour le moment. Car ce sont bien les motivations du couple qui posent question : pourquoi avoir tué cette vieille dame ? Selon nos informations, Jérémie l’auteur présumé verserait dans les théories de fin du monde. Sans être complètement marginaux, les deux amants flirteraient-ils avec un délire d’apocalypse écologique ? Si oui, quel rapport avec le meurtre ? Probalement aucun. Le mis en examen en voulait pour des raisons précises à Monique Garabito. Il ne s'entendait pas avec elle. Sur le lieu du crime, aucun vol n'a été commis.

 

Les tensions familiales : thèse la plus crédible pour un mobile

Le mobile familial "est toujours à objectiver" nous indique-t-on de source proche de l'enquête, mais il reste la thèse la plus probante. Il existait vraisemblablement de réelles rancœurs entre le mis en cause et sa grande tante lacérée avec une arme blanche. Ces rancunes auraient donc explosé le jour de la commission des faits. Jérémie, qui n’a aucun antécédent psychiatrique, a-t-il décompensé subitement ? Vraisemblable. Une expertise sera diligentée, elle permettra probablement de mieux cerner les motivations du tueur présumé. Tout laisse à penser, à ce stade, que ce personnage "perturbé" avait "un fond violent" a souligné son entourage. Une chose est sûre : le profil du mis en cause "est très complexe à brosser" nous précise une source judiciaire.

 


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