Ce sont des centaines de personnes qui se sont rassemblées pour battre le pavé dans la cité catalane.


Ils étaient à la base quelques dizaines de soignants à s'être réunis devant l'hôpital de Perpignan ce mercredi matin, jour de fête nationale, pour s'opposer aux récentes annonces d'Emmanuel Macron. Mais après avoir rejoint le centre-ville, ce sont finalement pas moins du millier de personnes qui ont défilé dans les rues perpignanaises.

"Qu'on laisse le choix aux gens"

Lors de son allocution lundi soir, le président a en effet étendu la présentation du pass sanitaire et officialisé l'obligation vaccinale du personnel soignant. Une "atteinte à la liberté" pour ces professionnels de santé mobilisés ce mercredi, comme pour les nombreux habitants qui ont rejoint le cortège. "Macron, on ne veut pas de ton injection" chantaient en coeur les manifestants qui s'apprêtaient à rejoindre la gare, là où une opération de vaccination éphémère est justement prévue. 

"Je suis contre le fait devoir me faire vacciner pour continuer à travailler et vivre ma vie", s'insurge Guenaëlle, soignante, qui va être dans l'obligation de se faire injecter une dose de vaccin anti-covid, sous peine de sanctions à la mi-septembre. "On ne peut pas injecter des vaccins à des gens en bonne santé qui n'ont pas forcément de risques. Qu'on laisse le choix aux gens", ajoute-t-elle.

Une opération vaccination éphémère au même moment

Un appel avait été lancé sur les réseaux sociaux par des personnels soignants, mais la manifestation a pris une ampleur surprise ce mercredi. Les centaines de personnes rassemblées ont bloqué en fin de matinée les abords de la place Catalogne et l'avenue menant à la gare de Perpignan. C'est justement là où plusieurs personnels soignants étaient mobilisés depuis 8h pour une opération vaccination sans rendez-vous, qui avait déjà réuni quelques volontaires. Un face à face singulier s'est donc mis en place aux abords de la gare, entre pro et anti vaccin.

Plusieurs soignants faisaient aussi partie de la file d'attente de l'opération de vaccination de la gare, et était souvent loin d'être en désaccord avec les manifestants. C'est le cas de Mathilde qui nous dit être venue "à contre-coeur". "C'est ça ou on n'est pas payé en septembre, donc comme on est pris en otage et qu'il faut bien manger, on vient", ajoute cette professionnelle de santé. 
 

Guénaëlle, soignante à la manifestation
Mathilde, soignante à l'opération vaccination éphémère