Le projet Montpellier-Perpignan va aussi s'accélérer annonce le premier ministre.

 

Après les tensions qui ont émaillé en Occitanie l'accord de financement entre l’État et les collectivités locales pour la LGV entre Marseille et Nice, le premier ministre a confirmé l'engagement de l'Etat pour la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Jean-Luc Moudenc et Carole Delga avaient hurlé à l'inégalité territoriale et demandé que l’Etat s'engage pour la LGV entre Nouvelle-Aquitaine et Ville rose. 

Par courrier Jean Castex a donc confirmé l'engagement de l'Etat à hauteur de 4,1 milliards d'euros, ajoutant qu'une contribution européenne "sera recherchée à hauteur de 20 % du coût total du projet."   "Le projet GPSO est le plus avancé de tous les projets de ligne à grande vitesse en France" rappelle dans sa missive à Jean-Luc Moudenc et Carole Delga le locataire de Matignon. Pour la Ligne Montpellier-Perpignan le premier ministre annonce "j'ai décidé d'accélérer la section Montpellier-Béziers". L'enquête publique commencera avant la fin de l'année. Premier coup de pioche pour le GPSO en 2024.

 

Les réactions de C. Delga et J-L Moudenc

 

"Malgré l'acceptation par l’Etat, en 2019, de la création de la société de financement dédiée pour la LGV Bordeaux-Toulouse, les engagements concrets tardaient à venir. C'est pourquoi, samedi dernier lors de sa venue à Toulouse, nous avions rappelé au Premier ministre l’urgence d’accélérer [...] Jean Castex, favorable dès sa prise de fonction au projet, nous a répondu ce jour en apportant des garanties importantes, notamment sur le financement de l’Etat. Nous le remercions pour sa diligence et son efficacité.

Après des années de mobilisation, c'est donc avec beaucoup de satisfaction pour notre territoire et les habitants que nous accueillons les engagements de Jean Castex. Ce résultat est le fruit d’un travail important et du rassemblement, par-delà les clivages politiques, des élus de la Métropole, du Conseil départemental, de la Région, en lien avec la société civile [...] qui, dans leur diversité, ont su créer un collectif permettant de remettre ce projet structurant parmi les priorités de l’Etat, après sa mise en sommeil en 2017."

 

C. Delga
C. Delga