Le syndicat patronal craint un effondrement du business alors que le ratio de licenciements en Haute-Garonne dépasse déjà la moyenne régionale.

 

Le reconfinement annoncé ce mercredi par Emmanuel Macron est "un très mauvais signal pour le business" déplore Pierre-Olivier Nau, le président du Medef 31. Conscient que les commerces, et en particulier la restauration, vont souffrir au premier chef, il plaide pour un accompagnement XXL de la part du gouvernement pour les entreprises qui doivent fermer "il faut préciser un accès le plus large possible au fond de solidarité, et communiquer tout de suite sur la possibilité de continuer le chômage partiel jusqu'en juin 2021. Ou encore pourvoir transformer les PGE en prêts participatifs."

 

Plus de licenciements en Haute-Garonne qu'ailleurs

Le responsable patronal et son instance demandent aussi "à ce que les bailleurs bénéficient d'un crédit d'impôt, afin de ne pas faire payer leurs loyers à tous les commerçants qui vont souffrir". Des doléances alors que selon lui " il y a un ratio de licenciements programmés en Haute-Garonne plus important que partout ailleurs en Occitanie... et même qu'ailleurs en France" ; des éléments qui ressortent des échanges du Medef avec la Direecte.

Le syndicat de la restauration UMIH 31 évoquait récemment 46 établissements (bars, établissements de nuit ou restaurants) déjà en dépôt de bilan à Toulouse.

 

Pierre-Olivier Nau plaide pour le consommer local

Pour amortir le choc économique à venir, le président du Medef plaide pour le consommer français. Aussi pour éviter qu'Amazon ne soit le grand gagnant en cette période de Noël...

Il espère voir les commerçants locaux "se mettre en ordre de marche sur la vente en ligne" ; "il existe déjà des sites web de marchands français" et rappelle-t-il "les sites des Chambres de commerce proposent des solutions de vente en ligne pour de l'achat de proximité".

Pierre-Olivier Nau termine par un message d'optimisme, appelant à respecter "scrupuleusement les restrictions dans les échanges quotidiens" et la sphère privée "pour revenir à une situation économique acceptable" alors que "Toulouse, sa métropole et le département" ont "tous les atouts" pour ressortir "encore plus forts" de cette crise.