Jusqu'à vendredi, la Cour d'Assises d'Albi juge une mère et son compagnon pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. 

Élisa Delga et son conjoint sont accusés d’avoir porté des coups au petit Amine. 

L'enfant âgé de un an en est mort, c'était à Gaillac en Janvier 2017.

Hier, à l’audience la jeune mère a démenti être l’auteur de coups, mais a reconnu, je cite, "être coupable de ne pas avoir pu sauver son enfant". 

Mickael Taboulot, son compagnon, a aussi nié toute implication dans la mort de l’enfant. 

Cette première journée d’audience, ce mardi, a été consacrée à la personnalité des deux accusés. Tous les deux ont eu une enfance compliquée. Lui a été violé par son beau-père, elle a été placée en famille d'accueil.

Quant au petit Amine, il avait été placé avec sa mère à sa naissance, chez sa grand-mère maternelle. Mais au bout de huit mois, le juge des enfants avait décidé de le confier à la mère seule.

Elisa s'était alors installéé à Gaillac.

C'est dans ce contexte difficile qu'Amine a été retrouvé mort dans son berceau, jour où Elisa Delga devait voir la juge des enfants en vue d’un nouveau placement.

La grand-mère de l'enfant, est partie civile au procès, elle avait alerté les services sociaux. 

Son avocate, maître sarah LABI:

 

 

 

L’association la voix de l’enfant est aussi partie civile dans ce dossier. Selon elle, de nombreuses personnes avaient vu des bleus sur le petit garçon, mais elles et non pas réagi assez vite.

Maître Christophe Casado Bolivar:

 

 

En France, chaque semaine, deux enfants meurent sous les coups de leurs parents. Le verdict est attendu vendredi après-midi.