Il est suspecté d'extorsion en bande organisée, concussion et destruction de preuves.


Coup de tonerre sur le littoral catalan. Le maire de la station balnéaire du Barcarès et 1er vice-président de l'agglomération de Perpignan Alain Ferrand a été placé en garde à vue, ce mardi 4 mai. Cela fait suite à des perquisitions le même jour au sein de l'hôtel de ville de la commune, coordonnées par les enquêteurs de la police judiciaire de Montpellier, sous l'autorité de la JIRS (Juridisction inter-régionale spécialisée) de Marseille. 

Cinq personnes en garde à vue, dont le maire et son premier adjoint

Une informations judiciaire a été ouverte en 2020. Selon le parquet de Marseille qui a communiqué ce mercredi, elle porte "sur des soupçons d'irrégularités dans la création et la mise en place de taxes ou droits, imposés par le maire, sans base légale, à des commerçants et gérants de campings, ainsi que sur les conditions dans lesquelles ces sommes prétendument dues ont été exigées." Les investigations ont par ailleurs mis en évidence la soustraction ou la destruction de documents en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité. 

 

En tout, cinq personnes ont été placées en garde-à-vue,  parmi lesquelles  le maire et le premier adjoint en charge de l'urbanisme, des chefs d'extorsion en bande organisée, concussion et destruction de preuves, pour des faits commis de 2015 à 2021.

Alain Ferrand a déjà été condamné en 1999 à trois ans d'inéligibilité pour abus de biens sociaux. Il a également été condamné par la suite pour prise illégale d'intérêts, et pour fraude fiscale. Des irrégularités avaient aussi été relevées par la Cour des comptes concernant le festival de l'Electrobeach, dont l'une des sociétés organisatrices appartient au maire. Ce rapport venait appuyer les soupçons signalés par l’association Anticor 66 en 2016.

 

 

 

Crédit photo : Facebook Alain Ferrand