Me Jean-Baptiste Alary s'est exprimé après que le procureur a présenté les charges pesant sur son client.

 

La mise en examen vendredi de Cédric Jubillar pour "meurtre" est "juridiquement incohérente", a affirmé vendredi son avocat Jean-Baptiste Alary, qui dénonce l'absence de "preuves réelles"et juge le chef de mise en examen disproportionné. Après six mois d'enquête, le mari de l'infirmière de 33 ans, mère de leurs deux enfants, disparue depuis décembre dans le Tarn, a été écroué vendredi.

"Ce sont les indices graves ou concordants qui conduisent à des mises en examen. Au niveau des indices, c'est assez pauvre. Je suis attaché à la présomption d'innocence et tant qu'on n'a pas apporté de preuves réelles, le mis en cause demeure innocent", a réagi Me Alary devant le palais de justice de Toulouse.

"C'est juridiquement incohérent. Le dernier scénario proposé à M. Jubillar par les enquêteurs (lors de la garde à vue) est une dispute qui a mal tourné, et quelques heures plus tard devant le juge on dit que c'est un meurtre aggravé. L'incohérence est assez massive", s'indigne l'avocat.

Il pointe aussi "la manière dont la garde à vue s'est déroulée, c'était un moyen de pression psychologique pour le faire craquer, ça n'a pas fonctionné, car peut-être, tout simplement, ses dénégations sont réelles, c'est une possibilité à laquelle les magistrats ont été insensibles, comme les enquêteurs".

Il a annoncé son intention de constituer un groupe d'avocats pour travailler à la défense de Cédric Jubillar. 

 

avec AFP.