Est-ce la fin programmée de la LGV Bordeaux-Toulouse ou y avait-il une subtilité ?

Le département de la Gironde, dirigé par la gauche, a décidé de ne pas financer le projet mais de contribuer à la place à l'amélioration du réseau ferroviaire local. Il lui était demandé un engagement de 281 millions d’euros pour la LGV. Le Conseil départemental de la Gironde souhaite en effet "porter son effort seulement sur les transports du quotidien" a expliqué en séance plénière Jean-Luc Gleyze, son président PS. Mais son assemblée a adopté à une large majorité une délibération sur la création d'un fonds de concours pour le développement des lignes ferroviaires locales, afin "de stimuler le démarrage d'un RER métropolitain ou girondin avec Bordeaux métropole."

Et, nous précisait ce lundi un élu occitan fin connaisseur du dossier "en réalité, étant donné que le président du Conseil départemental de Gironde est opposé à la LGV depuis toujours, son département va verser à la Métropole bordelaise l’équivalent de sa participation. Ainsi la contribution financière de la métropole sera de fait l’addition des deux contributions". Un tour de passe-passe qui laisse penser que le stratagème était convenu, alors que la question divise notamment la majorité de gauche à Bordeaux métropole : le président PS Alain Anziani veut affecter environ 350 millions d'euros au GPSO, quand son allié EELV Pierre Hurmic, maire de Bordeaux, exige que cette somme ne contribue qu'à l'amélioration des "trains du quotidien" autour de la métropole ; s'attirant les foudres notamment de la patronne de la région Occitanie Carole Delga lui reprochant ses "petits égoïsmes". Les collectivités locales de Midi-Pyrénées avaient financé 300 millions d'euros du chantier de la LGV Tours-Bordeaux en 2017.

Jean-Luc Gleyze qui a précisé que son département n'adhérerait pas à l'établissement public local pour financer la LGV Sud-Ouest et veillerait aussi à ce que son argent ne soit pas utilisé par Bordeaux Métropole pour financer les Aménagements ferroviaires du sud de Bordeaux. Ce Grand projet du Sud-Ouest prévoit la création de deux nouvelles lignes à grande vitesse pour faire gagner une heure de trajet entre Bordeaux et Toulouse et 20 minutes entre Bordeaux et Dax.

 

 


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