"J’aimerais que ça ne soit pas lui le meurtrier" : les doutes de Séverine la nouvelle compagne de Cédric Jubillar

Actuellement entendu par les juges de la Chambre de l'Instruction, Cédric Jubillar a pu avoir un échange muet avec sa compagne Séverine. Un moment émouvant mais «perturbant» selon cette dernière.

"J’aimerais que ça ne soit pas lui le meurtrier" : les doutes de Séverine la nouvelle compagne de Cédric
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Tarn
modifié le 28/06/2022 à 12:12

Moment de tendresse avant le début de l'audience. Cédric Jubillar est actuellement entendu par les juges de la Chambre d'Instruction sur l'appel de sa demande de remise en liberté rejetée le 13 juin dernier par le juge des libertés et de la détention.

À son arrivée dans le box, quelques minutes avant que ne débute l'examen, Séverine, sa nouvelle compagne venue sans prévenir, a pu échanger par gestes et regards complices avec le mis en examen. Voilà plus d'un an que les deux ne s'étaient plus vu, depuis le 14 juin 2021. « Il m'a dit qu'il était content de me voir, je t'aime et si j'allais bien », rapporte Séverine à la sortie de la salle d'audience.

Une visite inattendue pour Cédric Jubillar. « Je ne savais même pas que j'allais venir sur Toulouse», raconte sa compagne qui a tenté de détendre l'atmosphère avant l'arrivée des avocats retardataires. « Je lui ai fait comprendre qu'il avait la barbichette un peu longue, il m'a répondu qu'il n'avait pas de miroir, qu'il ne pouvait pas voir ».

« J'avais besoin de le voir pour le regarder dans les yeux et en le voyant je me dis que c'est pas lui »

Un moment émouvant, mais « perturbant » pour Séverine, déjà persuadée que Cédric Jubillar restera derrière les barreaux à l'issue de l'audience. « Je ne pense pas qu'il va sortir, je pense qu'ils vont le garder 6 mois de plus ».

Entendue elle aussi en décembre dernier en garde à vue pour recel de cadavre, Séverine explique avoir « pris de la distance » récemment sur cette affaire. Concernant la culpabilité de son compagnon, la quadragénaire doute toujours de sa culpabilité ou non. « J'avais besoin de le voir pour le regarder dans les yeux, et en le voyant, je me dis que ce n'est pas lui [...] j'aimerais que ça ne soit pas lui le meurtrier mais je n'en sais pas plus que les autres ».

Traumatisée par les interrogatoires des gendarmes à l'hiver dernier, cette dernière ne voit pas leur relation reprendre son cours normal, tant que l'enquête ne sera pas bouclée. « Même s'il sort, je ne pourrais pas retourner avec lui car il ne sera pas dans le Tarn et les gens vont dire que je suis complice [...] les gendarmes pensaient qu'il m'avait fait des confidences sur l'oreiller », s'indigne Séverine,  lors d'un bref retour sa garde à vue, après l'épisode de Marco.

Les deux amants s'échangent encore des lettres "chaque semaine jusqu'à Noël, mais depuis le début de l'année seulement une dizaine mais chaque jour je vérifie la boîte aux lettres" explique celle qu'on sent encore amoureuse, "moins qu'avant concède-t-elle" ; pourtant quand Cédric ne lui écrit pas, elle s'irrite "je lui ai récemment envoyé un mandat de 0,8 euros pour qu'il se paie un timbre" rigole-t-elle "je suis un peu garce".  Prise pour cible sur les réseaux sociaux elle explique avoir "pris du recul par rapport à cette affaire mais je voulais le voir pour qu'il se requinque [...]  on aurait dit un enfant avec son sourire timide aujourd'hui..." 


Cédric Jubillar est actuellement entendu à huis-clos par la Chambre de l'Instruction. La décision sera probablement mise en délibéré.

En parallèle, les gendarmes ont repris leurs recherches à Cagnac-les-Mines avec une nouvelle utilisation d'un drone pour sonder le secteur de l'ancien village minier.

A.M avec B.V


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