Les faits sont intervenus à Grisolles le 14 mars. Une enquête résolue notamment grâce à l'anti-gang.

 

Trois individus viennent d’être interpellés en début de semaine par plusieurs services d’enquête autour de Montauban. Un des suspects aurait notamment été "logé" et arrêté par les policiers de l’anti-gang toulousain (la BRB : brigade de répression du banditisme de la police judiciaire après des surveillances de la BRI : brigade de répression et d'intervention). Les mis en cause sont soupçonnés d’avoir commis un homejacking à Grisolles le 14 mars 2020. Ils seraient rentrés par effraction au domicile de leur victime : une jeune femme d’une vingtaine d’années, la fille d'une commerçante du secteur de Montauban. « Ils l’ont terrorisé arme au poing », avec « un taser » et l’auraient ligoté avant de prendre la fuite avec un maigre butin. Selon nos informations, deux individus ont agressé la jeune fille et un troisième faisait office de guetteur. Un violent saucissonnage dont ils auront probablement à répondre.

 

Un tuyau de la PJ fait basculer l'enquête

A l’origine la brigade de recherche de la compagnie de gendarmerie de Montauban a été saisie de l’enquête, elle a bénéficié de l’appui des gendarmes spécialisés en enquête criminelle de la Section de recherches de Toulouse. Les PSIG (pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) de Montauban et Castelsarrasin ont aussi été associés aux arrestations. Et les limiers de la Direction territoriale de la police judiciaire de Toulouse auraient eu l'info qui a permis de boucler l’enquête. S'en est suivi ce coup de filet « à Montauban » mais aussi « dans des communes à proximité » de la cité d’Ingres nous précise une source judiciaire. Une enquête menée dans le secret d’une commission rogatoire d’un juge d’instruction de Montauban.

 

Au moins deux des suspects dorment en cellule

Au final ce mardi 15 juin, trois individus arrêtés 48 heures auparavant ont été mis en examen pour « vol avec arme, enlèvement et séquestration, association de malfaiteurs » nous indique une autre source judiciaire. Au moins deux des individus ont été placés en détention provisoire. Une enquête qui illustre la belle coordination entre la police judiciaire et les services de la gendarmerie du Tarn et Garonne.