« Notre constat en tant que professionnels du terrain, c’est qu’un projet comme celui-ci manquait à Toulouse », expose Fabien Parouty, médecin généraliste. Depuis le 16 janvier, les personnes en état de souffrance aiguë mais sans détresse vitale peuvent se rendre sans rendez-vous au SiDOC, nouveau centre de soins non programmés au sein de la Clinique Saint-Exupéry. Sa vocation, prendre en charge des pathologies du quotidien hors suivi médical régulier. À savoir les traumatologies de type fractures, entorses, contusions, brûlures ou plaies, ainsi que les pathologies médicales bénignes comme la fièvre, les infections ou les douleurs aigues. 

 

 

Ce nouveau projet est une « bonne initiative » pour le maire de la ville Jean-Luc Moudenc : « À Toulouse et ailleurs, la démographie médicale s’est modifiée. Quand on a d’un côté un manque de médecins, heureusement pas partout, et d’un autre l’encombrement récurrent des urgences, c’est une réponse intéressante dans un quartier de proximité ». Et le lieu n’a pas été choisi par hasard. « La clinique Saint-Exupéry est un avantage multiple. D’une part ce sont des locaux magnifiques sur le plan purement architectural, avec une direction qui a été d’un soutien sans faille depuis de nombreux mois. Mais le point clé, notre volonté première, était d’avoir la radiologie et la biologie à dix mètres de notre porte », confie Fabien Parouty, médecin permanent au SiDOC. 

 

Centre de radiologie complet et laboratoire d’analyses médicales

 

Une équipe de quatre médecins et de trois infirmiers sont présents du lundi au dimanche de 9h à 19h, avec en appui « un plateau technique performant ». Le centre est composé de huit boxes de consultation, d’un électrocardiogramme, de matériel de suture et d’immobilisation, ou encore de dispositifs de perfusion. Et les professionnels bénéficient également du centre de radiologie complet (radio, échographie, scanner, IRM) et du laboratoire d’analyses médicales de la clinique St-Exupéry. « La pertinence ici, c’est d’apporter une réponse globale à la prise en charge du patient sur un secteur où on souffre de solutions et de réponses pour le non programmé. Les praticiens souhaitent réguler cette activité, innovatrice dans le monde hospitalier. Par contre, nous ne sommes pas un service d’urgence et nous n’avons pas vocation à l’être aujourd’hui », déclare Vincent Lacombe, directeur de la clinique. 

 

 

Le responsable voit encore plus loin en souhaitant accueillir d’autres médecins généralistes de façon partielle. Il précise : « On n’a pas vocation non plus à se substituer au médecin généraliste, il a toute sa place. On souhaiterait que les personnes qui veulent venir animer le centre aux côtés des quatre médecins permanents puissent le faire, même si c’est une ou deux fois par mois. La médecine générale est une activité usante, les plages de consultations sont saturées, pas de place pour le non programmé. Ça évite d’orienter les patients aux urgences. Ça permet aussi aux médecins d’avoir une activité partielle à côté de leur cabinet, pour casser leur routine. » Ce concept, Jean-Luc Moudenc aimerait le voir dupliqué : « Il est exemplaire, et ça pourrait inspirer d’autres porteurs de projets. Mon souhait, c’est qu’il y ait un service équivalent à l’ouest de Toulouse, de l’autre côté de la Garonne ». 

 

 

Valentine Gaxieu


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