Le RN annonce le ralliement d'un ancien des Républicains (LR) en Occitanie, d'autres pourraient suivre...

 

Les digues autour des Républicains sont-elles en train de rompre ? C'est évidemment sur la côte méditerranéenne - là où les scores RN sont les plus forts - que la houle menace...

Déjà aux prises avec des défections au profit d’En Marche en PACA, cette fois c’est sa droite que le parti Les Républicains en Occitanie doit surveiller, que ce soit pour les élections régionales ou départementales.

Car, coup de tonnerre ce jeudi 6 mai 2021 : le cordon sanitaire érigé depuis "la jurisprudence Chirac" entre LR et RN commence à craquer. Le secrétaire général du Groupe Les Républicains et UDI au Conseil régional d’Occitanie a annoncé s’être engagé avec le RN pour les régionales. L'Héraultais Cédric Delapierre devient ainsi une véritable "prise de guerre" pour Jean-Paul Garraud, la tête de liste du parti de Marine Le Pen aux élections de juin.

 

Le premier d'une longue liste ?

Pour le candidat RN, lui-même ancien de LR, c’est l’électorat de la droite "qui était jusque-là déboussolé" ; il analyse ce ralliement comme "une recomposition politique" même si "je fais une distinction entre LR d'en haut et LR d'en bas" ; il y a "ceux qui s'accrochent aux postes" et "ceux qui en ont marre des chicayas". Jean-Paul Garraud annonce "un mouvement de fond", selon lui cette défection chez les Républicains en Occitanie "n'est qu’un début". Il évoque les cas des Pyrénées-Orientales et du Tarn-et-Garonne pour les départementales, et promet des annonces au moment du dépôt de sa liste.

 

Jean-Paul Garraud

 

Déjà dans les Pyrénées-Orientales, le maire de Baixas Gilles Foxonet, ex-LR, s’était rapproché du maire de Perpignan Louis Aliot pendant les municipales. Il se présente avec le soutien du RN aux élections départementales sur le canton de l’Agly.

Cédric Delapierre, lui, n'est pas un élu mais un technicien. Jean-Paul Garraud l'admet volontiers mais souligne que ce dernier a du coup, pour le rejoindre, "démissionné de son emploi" ; "c'est courageux". Il loue les qualités de celui qui a été "coordinateur de la campagne de Dominique Reynié pour les LR en 2015", "un homme de dossier", "reconnu par son ancien groupe et par la gauche" explique la tête de liste RN.

 

"Traître" : la violente réaction d'Aurélien Pradié, tête de liste LR aux Régionales

Ce passage "à l'ennemi" a de quoi faire sérieusement tanguer le bateau LR. La défection a en tout cas passablement énervé Aurélien Pradié. La tête de liste LR aux élections régionales a tiré à boulets rouges sur son ancien proche : "Quand quelqu’un change de famille politique pour aller à la soupe ça s’appelle un traitre" a-t-il réagi au micro 100% de Laurent Batigne ce jeudi.

 

Aurélien Pradié.