La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse a tranché.

 

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse maintient en détention provisoire l'un des organisateurs d'une fête clandestine payante, comme l'avait demandé le ministère public, a indiqué jeudi l'avocat du mis en cause. "Je suis scandalisé par ce genre de décisions. On va continuer à faire des demandes de remise en liberté devant le juge d'instruction", a indiqué à l'AFP Me Ferdinand Djammen Nzepa.

 Le jeune homme de 27 ans et un ami du même âge avaient organisé le 11 avril, malgré le confinement dû à la crise sanitaire, une fête clandestine payante dans un gîte près de Toulouse, réunissant quelque 170 personnes sans masques ni gestes barrières. Le chiffre d'affaire estimé de cette soirée s'élève à 7.500 euros, pour un bénéfice net de 5.200 euros.

 Ils ont tous les deux été mis en examen pour dégradation volontaire du bien d'autrui, travail dissimulé, recel et mise en danger de la vie d'autrui. Mais seul l'un d'eux a été placé en détention provisoire, l'autre ayant obtenu un contrôle judiciaire. Me Djammen Nzepa avait fait appel de cette décision, mais l'avocate générale a considéré mardi que l'organisation d'une telle fête "au moment où la pandémie fait des centaines de milliers de morts (dans le monde)" constituait un "trouble exceptionnel et incontournable à l'ordre public".

Elle avait demandé le maintien du jeune homme en détention provisoire, afin que les enquêteurs puissent se pencher plus en profondeur sur les "activités" de son entreprise. "On n'a pas été entendu cette fois, mais on finira par l'être", a affirmé Me Djammen Nzepa, espérant toutefois que "ce sera avant deux mois", afin que son client puisse assister à la naissance de son enfant.

 

AFP.