Sur les murs de la chambre des enfants, le papier peint blanc a viré au noir. Depuis 2017, Abdelkader Mokhtar Benounane a emménagé avec sa famille dans un appartement de l'OPH situé dans le quartier de Laden à Castres (Tarn).

Si la première année d'habitation s'est déroulée sans encombre, petit à petit, la moisissure a commencé a attaquer les murs du logement. Des chambres, elle est passée à la salle de bains. « La douche, le plafond, regardez tout est noir ! » fait constater le locataire. Ce sont ensuite les rideaux, les placards et le linge qui sont attaqués. « Quand j'essuie mes enfants, je vous des tâches sur leurs pieds et j'ai peur qu'ils attrapent ce champignon » s'inquiète ce père de deux enfants. 

Sollicitations auprès du maire et de l'OPH

Devant cette situation, le locataire et sa famille demandent à leur bailleur, l'OPH, de réaliser des travaux. Mais après plusieurs passages de techniciens dans le logement, quasiment rien n'est entrepris. Seulement la pose d'une petite ventilation, mais qui, à ce jour, n'a pas permis d'éradiquer la moisissure.

Alors Abdelkader Mokhtar Benounane a sollicité plusieurs rendez-vous. D'abord avec la directrice de l'OPH puis avec le maire de Castres, Pascal Bugis. Les lettres avec l'élu et l'établissement et les élus sont nombreuses. Sa table basse du salon est à peine assez grande pour toutes les contenir. Mais au final, aucune entrevue n'a été convenue pour l'instant. 

«Je ne tiens plus»

Entre-temps, son dossier du mutation a évolué. L'OPH a proposé plusieurs appartements au locataire. Mais depuis le début de la procédure, la femme d'Abdelkader a subit un grave accident. Aujourd'hui paralysée, impossible pour son mari de penser la laisser seule à l'étage d'un appartement. Au regard de ce qui lui est arrivé, il demande alors un appartement au rez-de-chaussée ou bien une maison de plain-pied. Des logements « rares» indique l'OPH.

Alors à chaque fin de mois, Abdelkader Mokhtar Benounane attend fébrilement les attributions de logements. Pour l'instant, à chaque fois, son nom n'était pas dans la liste. Une situation qui lui pèse. Pour s'occuper de sa femme, il a dû quitter son emploi et, tant que l'environnement ne sera pas sécurisé, il n'est pas en mesure de retrouver du travail. Les ressources de la famille diminuent. « C'est un appel au secours maintenant ! Je ne tiens plus ! Mes enfants ont besoin de moi, ma femme a besoin de moi ! » , alerte le locataire. 

Reportage Radio 100% - 26/09/22

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