Castres-Mazamet : l'inquiétude des clubs de sports nautiques

Ils pourraient se voir facturer des lignes d'eau jusqu'alors gratuites.

Castres-Mazamet : l'inquiétude des clubs de sports nautiques
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Castres-Mazamet : l'inquiétude des clubs de sports nautiques
Tarn

Le Castres Sport Nautique et le Club Nautique Mazamet-Aussillon craignent que des lignes d’eaux jusqu’alors gratuites ne leur soient désormais facturées par la communauté d’agglomération, propriétaire des équipements de Castres et de Mazamet. Cela aurait de lourdes conséquences pour ces clubs. Mais du côté de l’agglomération, on insiste sur les impératifs budgétaires.


La délibération de l’agglomération qui facture les lignes d’eaux aux clubs pour certaines de leurs activités remonte à deux ans. A l’époque, devant le tôlé et les craintes des clubs, elle n’avait pas été appliquée, et des discussions avaient été privilégiées. Mais le temps passe, et une solution doit cependant être trouvée d’ici la rentrée.

Du côté de la CACM, on considère que les activités qui relèvent d’un certain type de service public, comme l’apprentissage de la natation, n’entraineront pas de facturation supplémentaire. En revanche, les activités plus ludiques, l’aquagym par exemple, entraineront la facturation des lignes d’eau…. « Nous considérons que le club fait des recettes grâce à ce type d’activité de loisir et que cela se développe de plus en plus », explique Pascal Bugis, le président de l’agglomération. Ce sont donc moins de lignes d’eau et moins de créneaux horaires disponibles pour le grand public. Il rappelle aussi que les deux équipements aquatiques, à Castres et Mazamet, représentent pour la collectivité un déficit de 3 millions d’euros par an. La contribution des clubs est donc indispensable pour l’élu : « on peut discuter, assure le président, mais nous voulons que l’esprit soit celui-là. »

Du côté des clubs, c’est donc l’inquiétude et la crainte, car les répercussions financières pourraient être importantes.

Pour le Castres Sport Nautique par exemple, cela pourrait représenter en l’état un coût de 35 000 euros par an : presque 10% du budget du club. Cela se traduirait alors par une hausse des prix pour les membres des activités concernées et, « si les choses restent en l’état, explique Jean-Marie Célariès, le président du CSN, nous devrions supprimer certaines activités… »

Pourtant, le CSN, qui estime accomplir un rôle social et d’utilité publique, espère qu’une solution sera trouvée. Des rencontres ont eu lieu entre les clubs et l’agglomération. « Nous attendons des propositions après avoir donné notre sentiment », explique le président du CSN. Même discours du côté de Mazamet.

La date butoir pour les signatures des conventions, pourtant, approche. Un accord est espéré dans les prochaines semaines.

 


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