Castres. "On va payer", des commerçants castrais entre résignation et colère après une nouvelle redevance

Lors du dernier Conseil municipal de Castres (Tarn), les élus ont acté une nouvelle redevance à destination des cafetiers et restaurateurs de la place Soult et Jean-Jaurès afin qu'ils puissent sortir leurs terrasses pendant le marché de Noël. Une mesure qui passe mal auprès des professionnels.

Castres. "On va payer", des commerçants castrais entre résignation et colère après une nouvelle redevance
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Castres.
Tarn
modifié le 30/06/2022 à 12:10

C'est un courrier, adressé dans une enveloppe kraft des plus banal, qui renfermait une mauvaise nouvelle pour les restaurateurs et cafetiers de la place Soult et Jean-Jaurès, à Castres (Tarn). Le 22 juin dernier, la mairie indiquait aux professionnels que ces derniers devront s'acquitter d'une nouvelle redevance pour pouvoir sortir leurs terrasses pendant le prochain marché de Noël. Une redevance actée par les élus, mardi dernier à l'occasion du Conseil municipal.

Tout au long de l'année, les cafetiers et restaurateurs doivent déjà s'acquitter de redevance pour ces « droits de terrasses », l'une pour la saison printemps-été, l'autre pour la saison automne-hiver, calculée en fonction de la surface de leurs terrasses. C'est donc un troisième passage à la caisse qui est imposé, cette fois-ci pour la seule période du marché de Noël, pour des montants allant de 250€ à 800€. Une somme qui représente quasiment 90% de la somme payée par un des cafetiers interrogé pour qu'il puisse sortir sa terrasse pendant 6 mois. Aux professionnels, la mairie a cependant indiqué qu'une partie de la redevance versée habituellement, d'un montant équivalent au mois de décembre, leur serait reversé.

Une charge supplémentaire que le maire de Castres, Pascal Bugis, explique. « On a besoin de rationaliser l'utilisation de l'espace et on ne peut pas laisser les commerçants qui habituellement déploient leurs terrasses sur la place Jean-Jaurès et sur la place Soult, prendre la totalité de l'espace qu'ils prennent d'habitude parce qu'il faut partager cet espace avec des exposants qui viennent spécifiquement pour le marché de Noël. »

La mesure s'accompagne également d'une facturation des «fluides» (eau et électricité), jusqu'à présent fournis gracieusement par les services de la ville, pour contrer l'augmentation du coût de l'énergie.

 

Résignation et colère des professionnels

Un choix s'offre alors aux professionnels : s'acquitter du montant et déployer leurs terrasses pendant le marché ou bien ne pas payer et voir leur espace récupéré pour de nouveaux exposants. « On va payer », répondent, de façon plus ou moins résignée, certains commerçants installés sur ces deux places, interrogés par la rédaction de 100%, mais qui souhaitent garder l'anonymat.

Mais au-delà de la mesure, c'est la forme de l'annonce qui fait grincer des dents certains professionnels. Une simple lettre, sans concertation préalable des commerçants sur cette mesure. Une façon jugée « très maladroite », par l'un des gérants interrogé. D'autant plus qu'il confie que les aménagements liés au marché de Noël masquent sa terrasse, impactant ainsi sa fréquentation. Un constat également partagé par la gérante d'un bar de la Place Soult, dont la devanture était «cachée» par les chalets l'hiver dernier.

Sur la manière, le maire Pascal Bugis a reconnu, en Conseil municipal, qu'elle n'était peut-être pas des plus adaptées. En attendant, les commerçants réfractaires à cette mesure se disent « toujours ouverts à la discussion » avec la mairie et doivent se concerter pour essayer d'échanger au mieux avec les services de la ville avant de devoir passer à la caisse.


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