Jean-Luc Mélenchon déclenche un tollé après des propos à connotation complotiste.

 

« Jean-Luc Mélenchon me désespère » : la petite phrase a été prononcée par le socialiste Georges Méric, ce lundi, après la déclaration polémique du leader de la France insoumise. Le Président du Conseil départemental de Haute-Garonne est d'autant plus glacé que Jean-Luc Mélenchon  « vient de la même famille politique sur nous ». Il faut dire que ses propos, sur France Inter dimanche, ont fait bondir la quasi totalité de la classe politique, sauf son camp (jusqu'à quand ?) ... 

 

« Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ç'a été Merah en 2012, l'attentat à la dernière semaine sur les Champs-Elysées. Avant, on avait eu 'Papy Voise', dont plus personne n'en a jamais entendu parler après. Tout ça, c'est écrit d'avance ! Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau, nous aurons l'événement gravissime qui va, une fois de plus, permettre de montrer du doigt les musulmans et d'inventer une guerre civile. Voilà, c'est bateau tout ça ! » a lâché Jean-Luc Mélenchon…

 

Le maire de Toulouse s’est aussi étranglé… il qualifie « d’abjects [...] d’intolérables» la sortie du leader de LFI. Pour Jean-Luc Moudenc « après l’islamo-gauchisme, Mélenchon invente l’islamo-complotisme » ; « Toulouse et Montauban ont été meurtries dans leur chair en mars 2012 et resteront à jamais marquées par ces terribles évènements. Les familles et les proches des 7 victimes, dont des enfants, tombées sous les balles d’un terroriste parce qu’elles étaient juives ou militaires, n’ont pas à supporter votre bouffée délirante et votre violence verbale. Nous pensons à eux.»

Latifa Ibn Ziaten, mère du premier militaire abattu par Merah, s’est exprimée sur Twitter :

 

 

Est-il temps de passer la main pour Jean-Luc Mélenchon ? En tout cas, Manuel Bompard sans désavouer son leader a cru bon de préciser son propos indiquant « Ce matin, un emballement médiatique totalement hallucinant est déclenché suite à un passage de quelques secondes d’un interview d’une heure [...] Il peut être temps de revenir un peu à la raison. Jean-Luc Melenchon n’a jamais nié l’existence des attentats terroristes, leur cruauté ou la douleur des victimes. Il est abject de faire ce procès à un homme qui a toujours su trouver les mots juste dans ces moments terribles de notre histoire. Jean-Luc Melenchon s’est contenté de dire qu’il lui semblait  écrit par avance qu’un attentat ou un fait divers qui se déroulerait pendant la campagne électorale serait instrumentalisé ».