Le quartier Richard Lenoir est bouclé.

 

Au moins deux personnes ont été grièvement blessées à l’arme blanche "un gros hachoir" dans le 11e arrondissement de Paris, ce vendredi 25 septembre. Selon des sources concordantes de l’Agence France-Presse, l’attaque se serait déroulée près des anciens locaux de Charlie Hebdo. Un suspect a été arrêté peu après, a annoncé la Préfecture de police de Paris. Les blessés ne seraient plus en urgence absolue, leur pronostic vital n'est plus engagé.

 

Les deux blessés font partie de l'agence Premières Lignes, qui travaille notamment pour l'émission de France 2 Cash Investigation. "Cela s'est passé vers 11H45, un homme est arrivé et a attaqué avec un hachoir deux salariés qui fumaient devant l'immeuble, un homme et une femme", a déclaré à l'AFP Paul Moreira, fondateur et co-dirigeant de Premières Lignes. "L'homme et la femme ont été tous les deux très gravement blessés", a-t-il ajouté.

 

Un premier "suspect" a été interpellé à proximité de la place de la Bastille à Paris, après l'agression. Elle survient en plein procès des attentats meurtriers de janvier 2015 et serait le fait d'une seule personne, a précisé la préfecture de police de Paris, qui avait dans un premier temps fait état de deux suspects en fuite et de quatre blessés. Un deuxième suspect a été interpellé vers 13h30.

 

"Je suis vraiment au regret, vous le comprendrez, de vous quitter beaucoup plus vite que je ne l'avais prévu, puisqu'en effet un événement grave vient de se produire à Paris, une attaque par arme blanche a été perpétrée (...) devant l'ancien siège de Charlie Hebdo" a indiqué Jean Castex le premier ministre lors d'un déplacement. Une cellule de crise est en place, établissements scolaires, crèches et Ehpad sont confinés dans le secteur. Le parquet national anti-terroriste a été saisi.

Vers 15h30, les parents des élèves confinés dans les établissements scolaires "des 11ème, 3ème et 4ème arrondissements" pouvaient venir chercher leurs enfants, "les mesures de précaution étant levées" précisait la préfecture de police.

 

Photo : Hugo Dambreville.