Les personnels de vie scolaire saturés par les nouvelles missions imposées par le contexte de crise sanitaire.

 

« C’est devenu l’enfer » 120 à 150 AED - les personnels de vie scolaires des collèges et lycées - étaient mobilisés devant le rectorat de Toulouse, ce mardi à la mi-journée. Ils en ont marre de la précarité, eux qui sont reconduits chaque année au bon vouloir des chefs d’établissements. Les AED veulent des CDI et des revalorisations salariales.

Mais par-dessus tout, ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail avec la crise sanitaire. Gaëlle est assistante d’éducation au collège du Plantaurel à Cazères "nos tâches ont été multipliées par deux ou trois".

 

 

Gaëlle estime faire partie des "métiers de l’ombre" de l’Education pour "1200 euros par mois pour 42 heures". Les mécontents de 20 à 40 ans étaient venus de Cazères, Lherm, Portet ou des Arènes et Raymond Naves à Toulouse.

Au vu des protocoles sanitaires en vigueur, ils estiment ne pas être "assez nombreux pour exercer leurs missions". L’académie a pourtant annoncé le recrutement d'environ 250 personnels, le problème : ils ont désormais de nouvelles missions à assurer ! Par exemple "en surveillant les cours de profs passés en distanciel" explique Pierre Priouret responsable du syndicat SNES 31 ; "le professeur est en visio-conférence à distance, ça ne marche pas dans la pratique et ce sont des opérations hyper médiatisées."