Jean-Luc Moudenc, sourire en coin, n'aura jamais "lâché" lors de sa conférence de presse qu'il était candidat à sa propre succession. Même si la question brûlait les lèvres des nombreux journalistes présents ce mardi, à la maison de la citoyenneté de Saint-Cyprien. 

 

"Je suis totalement dans le travail pour Toulouse et les Toulousains [...] Ma candidature ? Vous aurez la réponse dans quelques mois, la priorité n'est pas de m'occuper de moi-même ou des élections..." C'est dit.

S'il n’officialise pas sa candidature pour les prochaines élections municipales "je ferai connaître mon choix dans plusieurs mois", Jean-Luc Moudenc se prépare quand même à défendre son bilan. CQFD...

 

"5 ans de progrès partout"

Le maire de Toulouse a rappelé le fil conducteur de son action depuis 2014 : le progrès pour Toulouse.

Il est revenu sur les 2438 réunions de concertations organisées, sur la priorité donnée aux quartiers : 90% des investissements ont été fléchés hors de l’hypercentre.

Il a rappelé également les opérations d’urbanisme de grande ampleur : Borderouge ou la Cartoucherie. "Un effort sans précédent a aussi été opéré sur la petite enfance avec, à ce jour, 935 places en crèche créées" a souligné l'édile. 

 

La qualité de vie

"Plus de sport près de chez soi" : le maire a vanté les retombées de son Plan piscine, ses 30 millions d’euros et ses 8 bassins rénovés (Nakache, Bellevue, Papus, Toulouse-Lautrec...) ; ou encore les aménagements des berges pour les joggeurs entre la Prairie des Filtres et l'Oncopôle.  

 

Les problèmes de sécurité

Jean-Luc Moudenc a récemment demandé des renforts de police, compte tenu de l'augmentation de la délinquance dans la ville rose. "J'avais obtenu 50 effectifs supplémentaires lorsque Bernard Cazeneuve était ministre de l'Intérieur et une trentaine de policiers nationaux quand Gérard Collomb siègeait Place Beauvau. Mais depuis il y a eu des départs en retraite non compensés..."  Le premier magistrat toulousain a cela dit rappelé les 227 squats et les 16 bidonvilles démantelés depuis 2015.

 

La fiscalité en hausse ?

"J'ai dû faire des choix lorsque l'Etat a supprimé 13 milliards de dotations aux collectivités. La hausse de la fiscalité de 15% a permis de mener à bien notre programme. Sans cela, nous devions renoncer à 50% des investissements prévus."

 

La renégociation récente de la gestion de l'eau et de l'assainissement à Toulouse (la facture d'eau en baisse dès mars 2020), doublée à la suppression progressive de la taxe d'habitation par l'Etat aura pour effet, selon Jean-Luc Moudenc, de rendre quasi-indolore l'augmentation de la fiscalité locale.

 

La politique

Le maire Les Républicains de Toulouse a soutenu la liste LR aux Européennes, malgré sa proximité idéologique avec le centre et la République en Marche.

 

A l'heure où 72 maires de droite ont déclaré soutenir Emmanuel Macron : a-t-il subi, lui, des pressions pour se positionner en faveur de LREM ? Jean-Luc Moudenc s'irrite "je n'ai jamais fonctionner aux pressions; ceux qui me connaissent le savent"