L'exposition « Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Gilets Jaunes, Dimanche » du photo-reporter Eric Hadj est à découvrir à l’Hôtel Pams à Perpignan.


Déjà la deuxième semaine pour profiter du festival international de photojournalisme qui s’est installé à Perpignan depuis le 31 août dernier. Tous les jours, le public peut profiter de nombreuses expositions gratuites sur l’actualité internationale de cette dernière année. Parmi elles, deux traitent des manifestations des Gilets Jaunes. Petit arrêt sur celle du photographe Eric Hadj, présente à l'Hôtel Pams, au coeur de ville de Perpignan.

Affrontement entre forces de l’ordre et manifestants, solidarité dans les camps de gilets jaunes... ces images ont été vues tous les week-end, mais prennent une autre résonnance pour les spectateurs.

​"C'est un peu choquant, on a l'impression d'être en terrain de guerre"

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​Magiques pour certains, du déjà vu pour d’autres. En tout cas, des images choquent par leur violence. Le reporter-photo Eric Hadj a justement dû y faire face. Il nous explique.

"Plusieurs samedis je suis ressorti esquinté après avoir pris des coups des CRS, des pavés... je me suis même fait piétiner par la foule"


Des débordements il y en a eu, mais le photographe a aussi voulu délivrer un message de solidarité.

"Ce mouvement a fait que ces gens se sont parlé, se sont bien entendus, malgré parfois leurs différences politiques"


Avec son exposition, Eric Hadj porte un regard plein de recul sur le mouvement des Gilets Jaunes, qu’il a suivi depuis son commencement. Après de nombreuses captures parfois dangereuses, il nous parle du regard que portaient les manifestants sur son appareil photo.

"Il peut être très différent. Il y a des gens qui vont se mettre à poser, d'autres vont faire comme s'il ne vous avait pas vu, d'autres vont s'en prendre à vous et se jeter sur l'appareil"

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Pour suivre le regard chronologique d’Eric Hadj sur les Gilets Jaunes, rendez-vous à l'Hôtel Pams de Perpignan. Une autre exposition traite aussi de ce mouvement, celle d’Olivier Coret, elle est à suivre au Couvent des Minimes, toujours dans la capitale nord-catalane.

 

Crédit Photo © Éric Hadj pour Paris Match