En Occitanie, 14 femmes auraient été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint depuis janvier 2019, dont 3 dans les Pyrénées-Orientales. Un constat alarmant pour les associations qui accueillent de plus en plus de victimes.

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Alors que le gouvernement a lancé ce mardi à Matignon un Grenelle des violences conjugales, on ne compte pas moins de 100 morts en France. Dans les Pyrénées-Orientales, le constat est tout aussi inquiétant. 
Il s'agit même d'"une année particulièrement dramatique", c'est ce que nous affirme Christine Guillaume, coordinatrice de l’association APEX-violences conjugales à Perpignan.

"On a déjà accueilli 225 femmes cette année, alors qu'on était sur 300 et quelques en fin d'année dernière"


Les associations accueillent de plus en plus de victimes, mais plus alarmant encore, les cas de plus en plus graves.

"On le voit bien quand même par rapport aux nombres de femmes qui ont été tuées cette année"

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Si pour la coordinatrice d'APEX 66 la parole de ces femmes se libère, il manque encore de moyens pour les écouter et les accompagner, en France comme dans le département.

"En termes de réseau on est là, mais il faut qu'on ait les moyens de fonctionner. Et malheureusement aujourd'hui, ce n'est pas encore le cas"

 

Les associations du département ont besoin d’argent. Une demande qui pourra éventuellement être entendue par les instances des Pyrénées-Orientales. La préfecture a annoncé ce mardi la mise en place d’une concertation locale dans le cadre du Grenelle des violences conjugales. Un premier rendez-vous aura lieu le jeudi 19 septembre avec des réunions de concertation entre les services de l’Etat, mais aussi les associations d’aide aux victimes.

Le premier Ministre Edouard Philippe a quant à lui annoncé ce mardi les premières mesures pour lutter contre les violences conjugales. Parmi elles, la mobilisation de 5 millions d'euros et la création de 1 000 places d'hébergement d'urgence supplémentaire.