Le contexte : face à des difficultés financières, une loi impose aux bailleurs sociaux qui gèrent moins de 12 000 logements de fusionner avec d’autres, ou de rejoindre une Société Anonyme Coopérative, avant 2021. L’OPH de Castres, qui gère près de 3000 logements, est concerné.

 

 

« Privatisation de l’Office Public de l’Habitat de Castres, Pascal Bugis refuse la création d’un leader tarnais. » C’est en ces termes que le candidat Arcese affiche, dans un communiqué, son inquiétude devant le projet de regroupement de l’OPH, qui gère le logement social, et d’un « groupe privé. »

Pour Guillaume Arcese, Pascal Bugis a choisi de « rejeter » une fusion avec Tarn Habitat, autre organisme public du département, pour « se rapprocher d’un actionnaire privé. » Une décision qu’il estime « incompréhensible pour de nombreux élus et professionnels. Cette fusion était aussi l’opportunité pour Castres de rayonner au niveau départemental. »

Et de s’interroger : « quelles vont être demain les ambitions de ce groupe privé en matière de loyers, de construction, de rénovation et d’aménagement des logements ? »

 

 

« Le dossier est plus complexe que cela », réagit Pascal Bugis, qui rejette d’emblée le terme de  privatisation« Je ne veux pas qu’on laisse penser cela, ce n’est pas du tout le cas. L’OPH restera public, nous ne perdrons ni notre caractère public, ni notre gouvernance. » L’OPH sera adossé à une société « investie d’une mission d’intérêt général, en lien avec les pouvoirs publics. »

Et de revenir sur le mariage avorté avec Tarn Habitat, qui aurait pu, selon Guillaume Arcese, créer un « leader tarnais du logement social » : Pascal Bugis reconnait que des discussions ont eu lieu, avec Tarn Habitat comme avec d’autres organismes publics de la région. Mais lors d’une réunion, en septembre, les statuts présentés pour la nouvelle structure ont refroidi le premier magistrat castrais : « ils signifiaient que l’OPH rentrait dans cette nouvelle structure sans pouvoir en sortir à l’avenir. Cela aurait été une fusion, ce que j’ai refusé. Nous voulons rester indépendants. Je peux comprendre que ça n’ai pas plu aux autres acteurs du dossier. Mais le conseil d’administration de l’OPH a voté contre à l’unanimité. Ma logique est de sauvegarder notre indépendance. »

Pour le candidat Guillaume Arcese, il n’est pas possible d’en rester là. Il l’assure, si il est élu, il reprendra le dossier : « Maire de Castres, je reprendrai en urgence les négociations avec Tarn Habitat pour stopper cette privatisation afin de défendre les intérêts de notre ville. »

Le dossier de l’habitat et du logement social à Castres s’invite donc dans la campagne.

 

Photo : Guillaume Arcese, lors du lancement de sa campagne en novembre.