Les autorités de santé sont trop lentes à mettre en place la vaccination. Et des élus ont un début d'explication.

 

On a appris ce mardi que le département de Haute-Garonne avait proposé son aide aux autorités de santé dans le cadre de la campagne de vaccination autour de Toulouse et au-delà. Sauf que pour le moment : ni l’Etat, ni l’Agence régionale de Santé n'ont donné suite.

 

Il faut "simplifier la vaccination"

Lors de ses vœux ce mardi, le patron du Conseil départemental - jamais avare d'un propos politique - a regretté "le très mauvais départ de la vaccination en France". Et si l’Etat semble vouloir renforcer le système "il ne faut pas attendre ou compliquer les choses" a déclaré Georges Méric ; "s'il faut aller chez son médecin prendre un papier pour aller se faire vacciner après : non. Il faut simplifier les choses".

 

"Nous sommes l'arme au pied" : G. Méric attend une réaction de l'Etat

Le patron du département a par ailleurs fait des propositions concrètes pour aider l’Etat "à vacciner plus vite" : "nous avons proposer une équipe pour vacciner à domicile ceux qui ne peuvent pas se déplacer. Ou encore notre frigo à - 80° du laboratoire départemental. On peut aussi mobiliser par volontariat 60 médecins et 60 infirmières". Et la réponse de l'Etat ? "Pas de polémique" modère un patron du CD31 plutôt cinglant hors micro regrettant "les lenteurs administratives françaises" ; "ça se met en place" lâchera-t-il on air. Le département de Haute-Garonne a également nommé Jean-Jacques Mirrassou "Mr Vaccination", un élu flanqué d'un directeur de service "il se tiennent à disposition de la préfecture [...] nous sommes l'arme au pied, mais c'est au préfet et à l'ARS de gérer cela" conclut Georges Méric...