Les surveillants à Mazamet se mobilisent contre la précarité de leurs contrats.

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Les assistants d'éducation (AED) des lycées et des collèges étaient en grève ce mardi. Plus communément appelés "surveillants" ou "pions", ces agents revendiquent une reconnaissance de leur statut au niveau national. Actuellement, ils sont employés par CDD d'un an, sur six années maximum, après quoi ils ne peuvent plus exercer ce métier. La reconversion pour ces assistants d'éducation est aussi difficile.

 

16 des 18 assistants d'éducation de la Cité Scolaire de Mazamet étaient en grève. La mobilisation a démarré lundi à 20 heures. Environ 130 internes ont dû rentrer chez eux, puisque l'internat a fermé. 

 

Ce mouvement national, beaucoup d'entre eux l'attendaient. Comme Steve Rémi, assistant d'éducation à la Cité Scolaire : "C'est un mouvement inédit, ou du moins qui n'est pas arrivé depuis de nombreuses années. Notre revendication principale : obtenir la titularisation dans l'Education nationale". 

 

Hugo, un lycéen, comprend la mobilisation des assistants d'éducation : "Ils nous aident beaucoup. Parfois, quand on a des problèmes, et qu'on ne veut pas en parler aux conseillers d'éducation, aux professeurs ou nos parents, ils sont toujours là. C'est important qu'ils soient reconnus".  Les assistants d'éducation du collège Jean Louis Etienne de Mazamet ont rejoint la Cité Scolaire dans la matinée.

 

Eva Sannino