Un détenu a voulu ébouillanter les surveillants du quartier d’isolement du centre pénitentiaire de Béziers. C'est ce que révèle un communiqué du syndicat Ufap-Unsa 34. Tout serait parti d'un renseignement, indiquant qu'un détenu s’était engagé à fournir un couteau en céramique à un autre détenu radicalisé, afin de "planter un surveillant." Une fouille intégrale a été programmée, raconte le syndicat, avant et après le parloir avec la famille du détenu.

La tension monte d'un coup

Indisposé par ce traitement sécuritaire, le détenu aurait crié par la fenêtre à ses codétenus : « Je vais les cramer, je suis musulman, je veux voir leur peau fondre ! Ils veulent voir mes c... ! Je vais les cramer ! » Une forte odeur d’huile chauffée émanait alors de sa cellule. La décision de couper l’électricité a été prise pour faire retomber la température du liquide avant de permettre l’intervention du personnel en tenue pour une mise au quartier disciplinaire. Connaissant le danger que représente ce détenu, le syndicat s'interroge "pourquoi avait-il une plaque chauffante en cellule ?"

Le bureau Ufap-Unsa de Béziers - qui indique qu'un "acte terroriste a été évité de peu" - exige que "toutes les précautions soient prises immédiatement pour que les détenus ayant le même profil ne possèdent plus de moyen pour chauffer de l'huile dans leur cellule."


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