Un complément d'études sur les besoins en eau dans la vallée du Tescou et le principe d'une retenue sur la rivière ont été décidés ce lundi par les divers protagonistes de ce dossier marqué il y a près de cinq ans par la mort de Rémi Fraisse et l'abandon du barrage de Sivens.

La résolution a été adoptée par consensus lors d'une réunion qui s'est tenue à Lisle-sur-Tarn avec l'Instance de co-construction (ICC) qui réunit 51 personnes: élus locaux, associations environnementalistes et agriculteurs.

Objectif: trouver une solution aux problèmes d'irrigation soulevés par les agriculteurs, dans la vallée du Tescou.

Le site retenu en 2012 pour un barrage avait provoqué une levée de boucliers des environnementalistes, opposés notamment à la destruction d'une zone humide, et conduit à l'occupation du site de Sivens par des zadistes.

 

La résolution adoptée ce lundi prévoit d'une part la poursuite d'études sur les besoins en eau, réclamées par les associations environnementalistes et qui seront menées par l'Agence de l'eau dans un délai d'un à deux mois au maximum.

Les besoins en eau présentés jusqu'alors étaient contestés par les associations qui les jugeaient surdimensionnés.

L'Instance de co-construction a approuvé en outre, toujours par consensus, "le schéma de l'organisation de la ressource en eau" dans cette vallée. Trois axes complémentaires, dont l'un porte sur la création d'une retenue sur le haut-bassin du Tescou, sont listés.

 

La maire de Lisle-sur-Tarn, Mariline Lherm, coprésidente de l’instance de co construction du projet de territoire du Tescou a qualifié d’historique la décision prise ce lundi:

 

 

 

 

 

Christian Pince, pour les environnementalistes, déplore le temps perdu, lui qui réclame ces études des besoins en eau depuis plus d’un an:

 

 

 

Didier Houlès, vice-président du conseil départemental du Tarn en charge de l’agriculture, précise le calendrier:

 

 

De nombreux acteurs se sont félicités du consensus obtenu ce lundi.