Révélation 100% : l'un des protagonistes, un carrossier, faisait pousser le cannabis dans une cabine de peinture.

 

Les gendarmes de la compagnie de Toulouse Mirail ont encore porté un coup sévère au trafic de stupéfiants autour de Toulouse.

 

Un dispositif de 85 gendarmes pour "lever" les mis en cause

Sept individus ont été interpellés, notamment cinq mardi à l'aube quartier Cantelauze à Fonsorbes, centre névralgique présumé du trafic mis au jour.

Un autre suspect était sous bracelet électronique à Cornebarrieu et un septième a été extrait de la prison de Seysses. Un dispositif impressionnant avait été déployé avec 85 gendarmes notamment de la brigade de recherches de la compagnie Toulouse-Mirail, des brigades locales de l'ouest toulousain. Mais aussi les gros bras de trois PSIG (Pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie), de l'antenne GIGN de Toulouse ainsi qu'un hélicoptère du détachement aérien de la gendarmerie.

 

Des saisies conséquentes

En tout mardi chez les trafiquants présumés, 47 pieds de cannabis auraient été saisis, soit 35 kg d'herbe. Mais aussi 20 000 euros de cocaïne, 20 000 euros en liquide, une pistolet 9 mm, deux voitures et un scooter TMax au titre des avoirs criminels. L'un des protagonistes, un carrossier, aurait fait pousser une cinquantaine de pieds de cannabis "indoor" dans une cabine de peinture. Cette petite troupe a été déférée devant un magistrat du parquet de Toulouse, autorité judiciaire à la baguette dans cette enquête préliminaire ouverte au printemps 2020. Les mis en cause devaient comparaître dans la foulée, ce vendredi, en comparution immédiate.

 

Enquête ouverte en mai dernier

Les investigations, menée sous l'autorité du procureur de la République et qui ont abouti mardi dernier, avaient démarré le 18 mai 2020. Lorsqu'une "voiture ventouse" repérée et fouillée par les gendarmes à la Salvetat Saint-Gilles avait mené à la découverte dans l'habitacle de 3,5 kg de cannabis. Suite à ce flagrant délit, le propriétaire du véhicule avait été placé en garde à vue et interrogé. Une arme de poing 7.65 avait même été découverte lors des perquisitions. Plusieurs dizaines de clients auraient été identifié par les enquêteurs et plusieurs auraient été interrogés avant d'aboutir au coup de filet de mardi. Qui a permis aux limiers de la gendarmerie de boucler le dossier.

Le procureur de la République, s'exprimant en fin de journée vendredi, confirmait nos informations.