Il a fallu 2 ans de restauration pour qu'elle retrouve sa grâce.

 

C'est le plus ancien sanctuaire marial de France avec son trésor...

La basilique Notre-Dame de la Daurade, dédiée au culte de la Vierge noire, était en travaux depuis l'automne 2017. Edifiée au Ve siècle sur un temple gallo-romain devenu l'Eglise de Théodoric roi des Wisigoths, elle a été reconstruite au XVIIIe siècle mais avait subi depuis les outrages du temps.

 

Un chantier titanesque

Des travaux de grande ampleur ont été confiés au groupement Chatillon-Letellier qui a mobilisé pas moins de 27 entreprises du bâtiment et des métiers d'art. L'intérieur de la Basilique a été restauré ainsi que les toitures, la façade et le clocheton. L'édifice est désormais accessible aux personnes à mobilité réduite.

Ce chantier titanesque a obligé à mettre en place d'énormes échaffaudages à l'intérieur de la Basilique pour faire intervenir tous les artisans : gros oeuvre, staffeurs, plâtriers, électriciens, ébénistes, couvreurs et maitres-restaurateurs en peinture. Axel Letellier l'architecte confirme que la réfection d'une église aussi monumentale ne s'est pas faite sans difficulté : "parmi les treize tableaux, certaines peintures font 4,50m sur 9m, on a dû scinder le projet en plusieurs appels d'offres pour trouver les entreprises en mesure de mener à bien ce projet."

La vie paroissiale avait forcément ralenti depuis plusieurs mois, les messes ayant même été délocalisées à l'église des Jacobins. Mais le jeu en valait la chandellle : "certains paroissiens ont versé quelques larmes quand ils l'ont redécouverte, eux qui avaient connu la Basilique noire pendant 80 ou 90 ans pour les plus vieux" explique le vicaire qui accueillait lors d'une messe, ce dimanche 8 décembre, l'évêque Monseigneur Robert Le Gall pour la restitution de l'édifice restauré. 

 

Insister sur les trésors patrimoniaux de Toulouse

La mairie de Toulouse a débloqué 5,4 millions d'euros pour cette restauration financée à hauteur de 30% par l'Etat.

Et le maire a une idée en tête : "mon souhait est que Toulouse soit en capacité de déposer un dossier de candidature pour que son centre historique soit classé à l'Unesco d'ici quelques années " explique Jean-Luc Moudenc, qui a insisté pour mener une restauration globale et non de simples retouches.

L'édile entend donner des gages avec des réalisations concrètes "il y a la Daurade, les quais de la Garonne, la place Saint-Sernin rénovée. C'est une dynamique globale. Toulouse n'a pas assez joué sur son patrimoine jusque-là."