L'appel à la grève nationale des enseignants a réuni près de 2 000 personnes dans les rues de Toulouse selon les syndicats.

 

"Le ministre de l'Education Nationale reste sourd à nos revendications depuis des mois", s'exclame Pascale, secrétaire départementale du syndicat Force ouvrière 31 et enseignante en école maternelle. 

Ce mardi 26 janvier, les enseignants de l'Hexagone étaient appelés à une grève nationale, pour une revalorisation des salaires, plus de moyens pour l'Education Nationale, et une demande de recrutements. Dès 11h30, le cortège toulousain a déambulé dans les rues, de l'Arche Marengo jusqu'au Monument aux morts.

 

Les syndicats demandent davantage de recrutements

 

 

Le premier axe de cette mobilisation : le recrutement. Ces derniers mois, des enseignants ont été employés par l'Education Nationale, mais pour "trois mois seulement" selon Pascale. Au-delà de ces trois mois, les postes seront à nouveau vides. 

La rentrée 2021 se prépare déjà, et l'Académie de Toulouse supprimera, selon les syndicats, 55 postes dans le second degré, pour plus de 2 400 élèves supplémentaires. En revanche dans le premier degré, 50 nouveaux postes seraient à pourvoir, pour 13 élèves en moins de prévus. 

 

Une revalorisation des salaires

 

 

Quant aux salaires, les syndicats exigent une revalorisation immédiate , "à l'instar des personnels soignants qui en juin dernier ont obtenu 183 euros d'augmentation". 

L'Education Nationale a annoncé une "Grenelle de l'éducation" pour 2021. Selon le gouvernement, le ministère dispose d’une enveloppe de 400 M€ pour revaloriser ses personnels, or, les syndicalistes affirment que cette réforme ne concernera qu'une minorité d'enseignants, et ne concernera toujours pas les plus précaires d'entre eux, comme les AESH et les AED.

Ce mardi 26 janvier, le SNES-FSU Toulouse relevait 41,4 % des professeurs, Conseillers Principaux d’Education (CPE), Psychologues de l’Education Nationale (PsyEN), Assistants d’Education (AED, Assistants aux Elèves en Situation de Handicap (AESH) en grève aujourd’hui. Un chiffre "très significatif" dans un contexte de crise sanitaire selon le syndicat.
 

 

Marie Bouisseren