Les principaux représentants de L'UMIH 31 ont été reçus par le cabinet du Premier ministre à la préfecture de Toulouse, ce vendredi.

 

La colère monte du côté des professionnels de la restauration, de l'hôtellerie et de la nuit. Devant le monument aux morts à Toulouse à 10h, ils étaient environ 150 à manifester afin de faire entendre leur désarroi. Pendant ce temps-là, à la préfecture de Haute-Garonne, le président de l'UMIH 31, Yvo danaf et son vice-président Philippe Belot, ont été reçus par le cabinet du Premier ministre. Durant cette réunion, les syndicats de l'Union des Métiers et des industries de l'hôtellerie de la Haute-Garonne ont fait remonter les doléances des professionnels. À la sortie de cette réunion, Philippe Belot rejoint les manifestants et témoigne : "derrière chacune des décisions, il y a des destructions d'entreprises et des destructions d'emploi. Sur le premier semestre, on a perdu 120 000 emplois dans nos métiers. On s'attend à 300 000 de plus pour la fin de l'année". 

 

Plus d'indemnisation pour les professionnels impactés 

Afin de réduire les pertes d'exploitation des professionnels liées aux restrictions sanitaires, les syndicats de l'UMIH demandent plus d'aide de la part de l'état. Il explique : "est-ce qu'on peut accepter que des mesures soient prises sans qu'on prenne en compte tous les dommages collatéraux qu'on a créés et sans que l'on mette en face de chaque dégât une mesure compensatoire. Ce n'est pas le virus qui nous crée un dommage, mais c'est l'État. Donc nous demandons que des mesures soient prises et que l'on puisse indemniser correctement des gens que l'on met dans des situations désespérées et qui sont en train de tout perdre". 

 

Toujours dans l'attente de réponse 

Pour Philippe Belot, durant cet entretien, il estime que le message est bien passé, mais attend que l'État agisse rapidement."Le représentant du cabinet du Premier ministre nous a dit qu'il allait organiser un rendez-vous avec le secrétaire d'État au PME de façon que nous puissions travailler sur la partie indemnisation. Il va faire remonter au Premier ministre les demandes que l'on a faites aujourd'hui". Il ajoute : "On attend des réponses concrètes, pour l'instant nous ne les avons pas et nous les espérons rapidement." En attendant, Toulouse pourrait passer lundi en alerte maximale. Comme pour Lyon, Grenoble, Lille et Saint-Etienne, les restaurants de la Métropole pourrait être imposés de nouvelles restrictions sanitaires et les bars seraient dans l'obligation de fermer.