Pas de round d'observation entre les deux adversaires des élections municipales.

 

Toulouse installait son nouveau conseil municipal ce vendredi.

Les élus d’Archipel Citoyen faisaient leur entrée sous une salve d'applaudissements place du Capitole ; mais une fois salle des Illustres, la nouvelle opposition se faisait plus anonyme parmi les 36 nouveaux élus et les vieux briscards. Pas discrète pour autant à en juger par la première prise de parole d'Antoine Maurice. Tout juste les élus d'Archipel plaisantaient-ils sur les places que les services leur avaient attribuées, femmes d'un côté, hommes de l'autre "vision arriériste [sic] de l'actuelle équipe municipale qui classe les membres de l'opposition selon leur genre. Hasard ou sexisme ?" twittait un collaborateur LFI d'Odile Maurin.

 

Une élection sans heurt puis...

"Forcément les campagnes sont un peu animées, mais désormais nous sommes dans la maison commune des Toulousains" lançait Jean-Luc Moudenc en arrivant.

Le maire nouvellement élu de Toulouse allait rapidement déchanter, il allait affronter une opposition plus "hargneuse" pendant 6 ans. 9h30 : la benjamine de l’assemblée, Nina Ochoa, procédait à l’appel des élus. L’ainé Pierre Trautmann énonçait l’ordre du jour. Jean-Luc Moudenc était proclamé maire de Toulouse à la majorité absolue : 52 voix sur 79. Applaudissements. L'édile saluait d'abord la mémoire de Jean Maubec dans son discours d'intronisation, puis rendait hommage à ses prédécesseurs dont Pierre Cohen. Salutations républicaines également à Antoine Maurice, son adversaire du dernier scrutin. Impassible, ce dernier n'allait pas s'embarrasser de politesses et politisait (polarisait) les débats d'entrée de jeu. 

 

9h30 arrivée de Jean-Luc Moudenc salle des Illustres.

9h30 arrivée de Jean-Luc Moudenc salle des Illustres.

 

 

"Trash talking" d'entrée

Pas de round d'observation. Antoine Maurice, le leader du groupe Archipel Citoyen attaquait Jean-Luc Moudenc accusé d'avoir versé dans une "campagne de caniveau", "homophobe" qui a "divisé les Toulousains" ; "cette campagne laissera une trace indélébile" avançait l'écologiste.

Jean-Luc Moudenc "obligé de reprendre la parole après cette rupture de la tradition de courtoisie républicaine" s'affirmait bien décidé "à ne laisser passer aucune contre-vérité" ; il taclait Antoine Maurice accusé d'être "un mauvais perdant". Jean-Luc Moudenc qui, il est vrai, n'avait pas attaqué son adversaire défait dans son propos liminaire, sortira la sulfateuse pointant Archipel et "son péché d'orgueil", tout en rappelant avoir eu les faveurs du vote populaire à Toulouse. Il raillait enfin "l'ami politique d'Antoine Maurice" Eric Piolle "maire de Grenoble" réélu au second tour avec 600 voix de plus que le 15 mars, le premier magistrat osait la comparaison avec les (presque) 24 000 voix gagnées par la liste Aimer Toulouse durant l'interminable entre-deux-tours 2020. Le ton était donné.

 

Le leader de l'opposition, Antoine Maurice, avant sa prise de parole controversée.

Le leader de l'opposition, Antoine Maurice, avant sa prise de parole controversée.

LISTE DU MAIRE ET DE SES ADJOINTS


Maire MOUDENC Jean-Luc

 

1ER Adjoint ROUGE Daniel
2e ARRIBAGE Laurence
3e LATTES Jean-Michel
4e PLAGNEUX-BERTRAND Agnès
5e BRIAND Sacha
6e YARDENI Nicole
7e GRASS Francis
8e BEZ Patricia
9e ARSAC Olivier
10e LAIGNEAU Annette
11e BOLZAN Jean-Jacques
12e LALANE-DE LAUBADERE Marion
13e ESNAULT Emilion
14e KATZENMAYER Laurence
15e TRAUTMANN Pierre
16e JACQUET VIOLLEAU Valérie
17e ESPLUGAS-LABATUT Pierre
18e MARTY Souhayla
19e LAHIANI Djillali
20e DUFRAISSE Cécile
21e DE SCORRAILLE Jean-Baptiste
22e FERRER Isabelle
23e BOYER Maxime
24e ESCOULAN Christine
25e DARDELET Jean-Claude
26e DELMOND Ghislaine

 

 

L'opposition avec Hélène Magdo la nouvelle (LFI) et Isabelle Hardy, réélue le 28 juin (Générations).

L'opposition avec Hélène Magdo la nouvelle (LFI) et Isabelle Hardy, réélue le 28 juin (Générations).