Le choc dimanche 21h05 au Stade Ernest-Wallon

 

Le classico Stade Toulousain (2e) - Stade Français (5e) a illuminé les années 2000 quand la rivalité était exacerbée entre "le Capitole et la capitale". Mais aujourd'hui, c'est une autre époque tempère Jean Bouilhou à l'heure de recevoir dimanche à Ernest-Wallon l'adversaire préféré des Occitans "cette génération est moins axée sur le passé, ils ont leur histoire à écrire" face à un club parisien, qui, après a eu "deux dernières années compliquées" est à nouveau "sur la bonne voie" analyse le coach toulousain qui remercie Paris d'avoir su rendre les rugbymen "plus sexy" dans les années 2000 : "on n'était vraiment au fond du placard !".

Promis : les scores précédents ne seront pas affichés dans le vestiaire des Rouge et Noir avant le match, mais, "on a fait l'addition des points pris à l'extérieur face au Stade Français et on l'a dit aux joueurs" sourit l'ancien 3e ligne qui (paradoxalement) s'attend à un match cadenassé dimanche soir.

La rivalité est donc encore d'actualité. La défaite à Paris 48-14 au coeur de l'automne, lors de la 7e journée, est dans toutes les têtes. Pour le co-entraîneur toulousain Paris reste "une équipe dangereuse dont on parle peu" avec "un jeu total, une très grosse mêlée et de belles individualités dans toutes les lignes". La différence avec Toulouse se fait probablement "dans le jeu au pied" arme de prédilection du SFP version 2020-2021.

 

 

Le Stade Français, cinquième du Top 14  "flirte avec le très haut niveau" abonde Yoann Huget. Pour le papa des 3/4 toulousains : Paris est "un collectif", "très physique", une équipe "qui monte en puissance depuis deux ou trois matches et qui aligne des bonnes performances malgré le turn-over". Paris viendra "avec des ambitions" et une certaine "tension" accompagne l'avant match "comme Marseille-PSG au foot" lâche celui qui prendra sa retraite professionnelle à la fin de la saison.