Victime de harcèlement, de violences verbales comme physiques par son ex-conjoint, Céline a accepté de témoigner sur 100%.


Alors que les associations des Pyrénées-Orientales accueillent de plus en plus de femmes victimes de violences conjugales, Céline nous a fait part de son histoire. Elle a 49 ans, est mère de deux enfants de 23 et 8 ans, et a souffert pendant plusieurs années des comportements de son mari.

Il y a plus d’une dizaine d’années, Céline rencontre son désormais ex-conjoint. Elle le décrit comme un homme plein de qualités mais avec déjà certains travers.

​"Ce garçon avait de nombreux problèmes de violences. Il avait un casier judiciaire que je pensais moins étoffé qu'il ne l'était"


Malgré des signes avant-coureurs, Céline va se marier avec lui. Plus tard, ils vont alors avoir un enfant, puis habiter ensemble. C’est là où son mari va devenir de plus en plus instable.

"C'était des menaces, puis après quelques coups de poing dans des portes... on peut sentir que le prochain va vous venir dessus"


​Elle va alors demander le divorce. Après cela, les violences et humiliations continuent jusqu’au jour où son mari rentre saoul d’une soirée, avec son fils, et dans la voiture personnelle de Céline… Elle va pouvoir récupérer le petit. Mais tentant de reprendre également ça voiture, son conjoint s'interpose.

"Il m'a molesté, frappé de chaque côté des bras, lancé la portière de la voiture dans la hanche"


​Après avoir instantanément porté plainte auprès de la gendarmerie, son conjoint n’a qu’un simple rappel à la loi. Cela n’a malheureusement pas suffi à stopper le harcèlement. Son fils vit encore dans la peur de voir son père. Après une requête de demande en divorce et une demande de garde exclusive de son enfant, Céline n’a à eu à ce jour pas encore de réponse de la justice.

Céline pointe alors des procédures trop longues des pouvoirs publics. Malgré cela, elle conseille à toute personne victime comme elle, de violences conjugales, de faire les démarches au plus vite, mais surtout de bien s'entourer.

"Il faut pouvoir présenter son histoire à des interlocuteurs de choix. Donc se rensiegner auprès des maisons sociales de proximité"


Après qu’elle ait quitté le domicile, Céline a pu retrouver avec son enfant un logement rapidement. Ce, grâce à l’aide d’amis mais aussi d’associations d’aides aux victimes comme APEX 66. Selon elle, son cas est à relativiser, par rapport aux nombreuses femmes qui peuvent se retrouver en situation de précarité financière quand elles partent de leur foyer.