Une activité originale mais controversée.

 

Claire Thoraval, originaire de Fontenilles, propose une activité "originale mais taboue" : "être payé par les parents de jeunes étudiants fainéants !" Le slogan ne manque pas de piquant.

Par manque de compétences, manque de temps ou carrément oisiveté : certains étudiants "souvent de familles aisées" sous-traiteraient en effet leurs devoirs moyennant rémunération. Une idée qui a de quoi surprendre... La Toulousaine, cofondatrice de Pimido, proposera à un ancien étudiant de réaliser la besogne à la place du client, l'étudiant "brillant" arrondira ainsi ses fins de mois "en free lance". Le coût dépend du volume et du délai "une page coûtera environ 25 euros" précise Claire Thoraval.

La startup (basée à Hong Kong) surfe sur "le créneau controversé de la sous-traitance étudiante". La solution de créer une société internationale "a permis de faire travailler tous les prestataires où qu'ils soient dans le monde (Suisse, Bordeaux, Afrique du Sud)".

Légal ? Éthique ?

Entraide légale ou business souterrain ? "D'un point de vue éthique, on s'est posé la question. Est-ce que vous poseriez la question si on appelait ça tutorat ? Il ne s'agit pas de faire rédiger tous ses documents toute l'année..." se défend Claire Thoraval. Elle propose d'autres missions ; "de la relecture et correction des documents jusqu'au tutorat d'étudiants en difficulté sur certaines matières, comme pourrait le faire un professeur particulier. " 

Pour la cheffe d'entreprise ce procédé vient aussi " combler le manque d'accompagnement pédagogique dans certains établissements de l'enseignement supérieur. C'est vraiment une question d'aide, par exemple en temps de confinement ou quand les parents ne peuvent pas aider".  
 

Claire Thoraval.