Un directeur de supermarché du Tarn réfute le terme de pénurie.

 

L'histoire se répète. Alors que le Président Emmanuel Macron s'apprête probablement à annoncer à 20 heures un reconfinement, dont on ignore à cette heure les contours précis, certains consommateurs se ruent dans les supermarchés pour faire le plein de denrées. 

 

Pas de folie comme en mars dernier

Dans certains hypermarchés et supermarchés de la région, quelques rayons commencent à se vider. Mais dans une moindre mesure par rapport au printemps dernier. Frédéric Peyronnet est directeur de l'Intermarché du Séquestre près d'Albi "depuis lundi on a un peu plus de clients qui viennent mais c'est sans commune mesure avec le 16 mars" période où les clients selon lui "avaient stocké un peu tout et n'importe quoi et en grande quantité". 

Le cadre de GMS le souligne "il n'y a pas de pénurie" car dans les usines "nous avons des matières premières ainsi que de la marchandises dans les entrepôts" il modère son propos "enfin... si les gens ont des comportements d'achat normaux".

 

 

Un problème non de pénurie mais de logistique

Cela dit, pour Frédéric Peyronnet "si les gens sont à la maison en télétravail, ils vont consommer plus. Grignoter..." Et l'emballement général peut rapidement provoquer la pénurie. Le directeur albigeois nous décrit le processus " le souci qu'on va avoir : les gens viennent et vont consommer en masse des produits première nécessité, farine ou papier hygiénique. Et cela créé un problème sur la chaine logistique en raison des volumes multipliés par deux ou trois." Il faut alors deux à quatre semaines pour retrouver des rayons achalandés correctement. 

 

Montrabé (Haute-Garonne) mars 2020.

Montrabé (Haute-Garonne) mars 2020.